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Un écrit de robespierre en regard de la situation politique actuelle

lundi 18 mars 2019

Notre amie Jacqueline Grimault, lectrice attentive de Robespierre, nous adresse et offre à notre réflexion ce texte de Robespierre paru en 1792 dans le défenseur de la Constitution.
Nous l’en remercions.

Un écrit de Robespierre à mettre en regard de la situation actuelle

« Les seules agitations qui puissent délivrer un peuple du joug qui l’opprime, sont celles qu’amènent généralement et insensiblement la lassitude de l’oppression, le sentiment du malheur commun et la connaissance des causes qui le produisent.`

J’ai toujours vu ces maximes diriger la conduite de généreux citoyens qui se dévouent à la défense de la liberté : mais quelquefois aussi, des émissaires de nos ennemis se mêlent parmi eux, pour emporter hors des règles de la saine politique, le patriotisme ardent et inexpérimenté… L’un des artifices les plus familiers à nos tyrans hypocrites, est de chercher à exciter des mouvements inutiles ou mal combinés, pour calomnier le civisme, et pour égorger les peuples ; ils se servent de ses vertus réelles, pour lui donner des torts apparents ; et comme ils sont juges, ils le punissent de leur propre perversité. Ils s’écrient ensuite les premiers, que le peuple est le jouet des intrigants… le dégoûtant presque de la défense de ses droits…

Tandis que les honnêtes gens combattent pour la liberté, sans système, comme sans concert, avec les seules armes de la justice et de la conviction, les méchants se réunissent pour l’accabler de tout le poids des moyens pécuniaires, de toute la puissance de la calomnie, de toutes les forces de l’intrigue et de l’autorité. Aussi, le mandataire corrompu, qui trahit, et qui assassine le peuple, avec adresse et même avec impudence, est toujours innocent ; tandis que le peuple qui se livre à un mouvement d’indignation, ou qui se permet seulement une plainte un peu trop vive, est traité comme criminel. »

ROBESPIERRE. 1792.

« Le Défenseur de la Constitution »