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Pierre-Jean-Georges CABANIS (1757-1808)

cabanis
[32 ans en 1789]
Cosnac 1757- Rueil 1808
Il entreprit des études de médecine pour satisfaire son père, mais il était en fait attiré vers les lettres :aussi, dès son arrivée à Paris, fréquenta-t-il assidûment les philosophes.Reçu au salon de Madame Helvétius, il y rencontra Condillac, Voltaire,Diderot, D’Holbach et Condorcet, ainsi que Franklin. Au début de la Révolution,il se lia avec Mirabeau dont il devint le médecin et l’ami : il luifournit plusieurs rapports et discours sur les questions de l’assistance médicale et de l’éducation. Il le soigna pendant sa dernière maladie, et publia peu après le Journal de la maladie et de la mort de Mirabeau, où il se justifiait des accusations d’empoisonnement qui couraient à son sujet :c’est le principal témoignage existant sur les derniers jours du grand tribun.Ami des Girondins, il procura à certains le poison dont ils firent usage pour échapper à la guillotine. Trèslié à Condorcet, il l’aida à fuir et à se cacher le 8 juillet 93, encourant le prévenir du mandat d’arrestation qui venait d’être signé contre lui. En tant que membre de la municipalité d’Auteuil, il lui fournitun faux passeport en mars 94, mais c’était trop tard et il ne put le sauver.Après la mort du philosophe,il entreprit de rassembler ses papiers. Il devint suspect à son tour et dut se cacher chez Madame Helvétius jusqu’à Thermidor. Très apprécié des Thermidoriens,  il devint membre de l’Institut en 1796, puis professeur d’hygiène et de clinique à l’Ecole de Médecine.Il fut élu aux Cinq-Cents parle département de la Seine, et participa au coup d’Etat du 18 brumaire :c’est lui qui rédigea la proclamation qui fut publiée le lendemain. Sénateur en 99, commandeur de la Légion d’honneur, il se rapprocha pourtant des Idéologueset perdit la confiance de Bonaparte. En 1802 parut son principal ouvrage :dans le Traité du Physique et du Moral de l’Homme, il soutenait des idées purement matérialistes sur la pensée humaine, et jetait les bases d’une étude expérimentale de ce qu’on appellerait bientôt la psychologie. Pinel, Bichatet les cliniciens du XIXème siècle s’en inspirèrent. Il se retira ensuite de la vie publique et mourut en 1808.
D'aprés la contribution de © Philippe Royet 1996-2007 Notice écrite par Claudine Cavalier révolution française