française révolutionretour au site

Jean Antoine Claude CHAPTAL (1756-1832)
chaptal
[33 ans en 1789]
Nogaret 1756-Paris 1832
Il fit des études de médecine,mais choisit la chimie et l’étudia à l’université de Montpellier à partir de 1780. En 1790 il fit paraître des Eléments de Chimie. Très riche, il put financer de nombreuses recherches pratiques : il découvrit le procédé de fabrication de l’alun, et travailla à améliorer la vinification par la méthode qu’on appelle, encore aujourd’hui, la « chaptalisation ». Il accueillit la Révolution sans grand enthousiasme.« La Révolution qui s’effectue est une belle chose, mais je voudrais qu’elle fût arrivée il y a vingt ans ; il est fâcheuxde se trouver dessous, quand on démolit une maison, et voilà notre position. »écrivait-il en 1789, mais il se mit au goût du jour, et fit paraître un Catéchisme des bons citoyens. Mais il était proche des Girondins, et en 1793 il prit leur parti. 

Très compromis dans la révolte fédéraliste (il avait dirigé le Comité d’Insurrection de Montpellier) il fut arrêté. Libéré grâce à Fourcroy, il dut se cacher. Mais Carnot et Prieur le contactèrent en décembre pour lui demander de s’occuper de la fabrication des poudres dans le midi. Ses résultats furent si bons que le Comité de Salut Public décida, sur les instances de Berthollet, de lui confier la direction générale de la fabrication du salpêtre et des poudres. Il refusa,puis devant l’insistance du Comité, il finit par monter à Paris. Reçu par Robespierre, il accepta le poste. C’est grâce à lui que la poudrière de la Rue de Grenelle put augmenter son rendement, mais des imprudences furent commises : elle sauta le 31 août 94, tuant un millier de personnes. Chaptal fut emprisonné,bien qu’il eût averti le Comité du danger. Il parvint à éviter la guillotine, mais retourna à Montpellier. Il y développa considérablement l’industrie chimique. En 1798, il devint professeur de chimie à Polytechnique. Ministre de l’Intérieur sous le consulat, il déploya une immense activité. Il fut notamment le maître d’œuvre de la réforme des hôpitaux et des professions médicales.Sénateur et Comte d’Empire, il ne fut pas chassé par la Restauration, qui le fit pair de France en 1819.
D'aprés la contribution de © Philippe Royet 1996-2007 Notice écrite par Claudine Cavalier révolution française