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Armand GENSONNÉ (1758-1793)
[31 ans en 1789]

gensonné
Né à Bordeaux le 19 août1758. Fils d’un chirurgien auxarmées, ses études terminées, il devint avocat. Dés juillet 1790, il était procureur de la commune de Bordeaux. Auparavant il avait été un des fondateurs du club des Jacobins de la ville. Le 19 janvier 1791, il fut élu juge au Tribunal de Cassation. Pendant l’été il fut chargé d’une mission dans l’ouest afin de rechercher l’origine des troubles qui commençaient. Tout en se montrant sévère vis à vis des nobles et du clergé réfractaire, il proposa des mesures d’apaisement qui si elle avaient été suivies auraient peut-être eu une influence sur la suite des événements.Il fut élu député de laGironde à l’Assemblée législative le douzième sur douze. Dès le début dela session il siégea avec les Girondins et défendit des positions très sévères contre les prêtres réfractaires, il soutint Brissot dans sa politique belliciste et lutta contre le ministère feuillant. Pourtant, lorsqu’il dû choisir entre le peuple des sections parisiennes qui appelait à la déchéance du roi et le parti feuillant, il se rapprocha du dernier pour rechercher une solution favorable à la conservation des institutions.Réélu à la Convention le troisième, il siégea tout naturellement à droite et se montra un farouche adversaire de la Commune de Paris. Au procès du Roi, il vota pour l’appel au peuple et contre le sursis. Depuis le 11 octobre 1792 il était membre du comité de constitution dont le projet particulièrement compliqué fut déposé par Condorcet. Son rôle dans l’établissement de ce projet qui fut rejeté avait été important. Du 7 au 21 mars il fut président de la Convention. Il se récusa sur la mise en accusation de Marat. Un temps membre du premier Comité de Salut Public, il s’opposa à la création du Tribunal Révolutionnaire mais appuya la constitution de la Commission des Douze. Décrété d’accusation le2 juin, il refusa de s’évader et ne prit pas parti pour les départements que ses collègues Girondins avaient fait se soulever. Décrété d’accusation le3 octobre 1793, il fut condamné à mort le 9 brumaire an II et exécuté le 10(31 octobre 1793).
D'aprés la contribution de © Philippe Royet 1996-2007 révolution française Notice écrite par J.M. Ruthon A. Kuscinski : Dictionnaire des Conventionnels. A. Soboul : Dictionnaire historique de la Révolution française.