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Gaspard MONGE (1746-1818)
[43 ans en 1789]

monge

Beaune 1746-Paris 1818

Fils d’un modeste mercier, il étudia chez les Oratoriens, à Beaune puis à Lyon. Remarqué pour ses talents précoces de cartographe, il ne put malgré cela entrer à l’école militaire de Mézières, car il était roturier. Une recommandation lui permit toutefois d’y être admis dans une annexe technique, et il se fit connaître par l’élaboration d’une nouvelle méthode de relevés. Il put de la sorte continuer ses recherches en enseignant les mathématiques (parmi ses élèves, on compte Carnot). Il aboutit rapidement à poser les bases de la géométrie descriptive.Il avait alors vingt ans… En 1780, il fut admis à l’Académie des Sciences.En 1786 parut son premier ouvrage important, le Traité élémentaire de la Statique. Il enseigna dès lors à l’école de la Marine.

Il fut favorable à la Révolution,et devint ministre de la marine dans le nouveau ministère formé après le 10 août. Il réorganisa entièrement les arsenaux et la flotte française. Membre du premier Comité de Salut Public, il s’occupa activement des poudreries et des fonderies, puis participa à la fondation de l’École Normale. Il y enseigna aussitôt la géométrie. Proche des Girondins, il quitta le ministère en avril 93 et ouvrit alors une école de sciences qui connut un immense succès :elle devait bientôt devenir Polytechnique.

En 1796, envoyé en Italie pour convoyer les œuvres d’arts pillées par l’armée française, il y rencontra Bonaparte et devint un de ses proches. Élu aux Cinq-Cents, il partit immédiatement,sans avoir siégé, pour l’expédition d’Égypte. Il en dirigea tous les travaux scientifiques, et fut à son retour nommé président de l’Institut d’Égypte nouvellement créé. Sénateur, puis comte d’Empire, il continuason enseignement à Polytechnique : la plupart des grands mathématiciens français du XIXème siècle furent ses élèves. Il publia encore de nombreux travaux,   jusqu’à la Restauration, qui le chassa. Il mourut trois ans plus tard.


D'aprés la contribution de © Philippe Royet 1996-2007 Notice écrite par Claudine Cavalier révolution française