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Jean-Lambert TALLIEN (1767-1820)
tallien
[22 ans en 1789]

Clerc de notaire avant la Révolution, Tallien participe à l’agitation populaire des rues Parisiennes. Il travaille ensuite à l’imprimerie du Moniteur et organise une société fraternelle au faubourg Saint-Antoine. Il se lance ensuite en solo en publiant une feuille intitulée l’Ami des citoyens, pâle copie du journal de Marat. Après l’échec de la tentative de fuite de Capet à Varennes, Tallien demande sa destitution et devient un des animateurs les plus en vue de la section des Lombards. Il participe ensuite au 10 août et siège à la Commune insurrectionnelle après quoi il prend une part active dans les massacres de Septembre. Tallien se présente ensuite à Paris pour les sélections à la Convention mais Marat s’oppose à lui en le décrivant comme un " intriguant cupide qui cherche des places ". Résigné mais pas vaincu, il finira par se faire élire en Seine-et-Oise. Tallien va évidemment siéger à la Montagne, s’opposant à la Gironde après les attaques de celle ci contre la Commune de Paris. En août 1793, il est envoyéen mission à Bordeaux ; il y commet de nombreux excès et partage un luxe insolent avec sa compagne Thérésa Cabarrus.  De plus en plus critiqué, Tallien fut rappelé à Paris et sa maîtresse fut arrêtée. Fou de rage, il se rangea avec les ennemis de Robespierre et participa activement à sa chute. Après Thermidor,Tallien participa à la réaction mais fut attaqué comme ancien terroriste par Cambon et Lecointre. Il réussit à s’en sortir en demandant la mort contre Billaud Varenne et Collot d’Herbois après quoi il siégea au Conseil des Cinq-Cents quelques temps avant de partir avec Bonaparte en Egypte. Capturé par les Anglais, Tallien ne revînt en France qu’en 1801 et fut nommé Consul à Aliciante par Napoléon qui cherchait à l’éloigner du paysage politique et... de sa sœur. Atteint par la maladie, Tallien quitta son poste de Consul et réussit à obtenir une pension qu’il réussit à conserver après le retour des Bourbons. Il finit par mourir de la lèpre dans le mépris général le 16 novembre 1820. Tallien fut un intrigant, un voleur, un opportuniste bref la lie de la Révolution.
D'aprés la contribution de © Philippe Royet 1996-2007 Notice écrite par Yohan Senez révolution française