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Vous êtes ici: 1793 et 1794
 
"Ce discours que vous venez d'entendre est mon testament de mort. Je l'ai vu aujourd'hui, la ligue des méchants est tellement forte, que je ne puis pas espérer de lui échapper.
Je succombe sans regret, je vous laisse ma mémoire elle vous sera chère et vous la défendrez."

 

 

Fin de son dernier discours aux Jacobins
le 8 Thermidor an II, soit 2 jours avant son éxécution .
revivez les 2 derniers jours de Robespierre
cliquez sur le volubilis pour revivre les 2 derniers jours de Robespierre.
portrait de Robespierre par Boilly ,pour un musée robespierre à Arras  
 
 
Rappel des faits marquants de l'année 1793

Fin de la Gironde début de la Convention Montagnarde An II de la République

  révolution française
Le triomphe de la Montagne

Sur un char la Liberté et l'Egalité.
La Liberté porte une stèle sur laquelle est écrit
"Vivre libre ou mourir" (devise des Jacobins).
Mercure symbole de l'intelligence et de l'activité conduit les chevaux
tandis qu'Hercule et Minerve exterminent les monstres qui veulent ravir la Liberté.

(estampe de Pierre LELU)

 

 

Membres du Comité de Salut Public d'Octobre 1793

Bertrand Barère, député des Hautes-Pyrénées
Jacques Billaud-Varenne, député de Paris
Lazare Carnot, député du Pas-de-Calais
Jean-Marie Collot d'Herbois, député de Paris
Georges Couthon, député du Puy-de-Dôme
Jean-Marie Hérault de Séchelles, député de Seine-et-Oise
Robert Lindet, député de l’Eure
Pierre-Louis Prieur de la Marne, député de la Marne
Claude-Antoine Prieur de la Côte-d’Or, député de la Côte-d'Or
Maximilien Robespierre, député de Paris
André Jean bon Saint André, député du Lot
Louis Antoine Saint-Just, député de l’Aisne





cliquez ici pour connaitre le fonctionnement de la Convention en 1793.


04 janvier Pétitions demandant le jugement de Marie-Antoinette.
15 janvier Le roi est déclaré coupable.
17 janvier Vote majoritaire pour la mort du roi à la Convention.
21 janvier Louis XVI est guillotiné.
22 janvier Démission de Roland de son poste de ministre de l'intérieur.
01 février La Convention déclare la guerre au roi d'Angleterre et au Stathouder de Hollande.
07 mars La Convention déclare la guerre au roi d'Espagne.
10 mars Création du Tribunal révolutionnaire de Paris. Début de la guerre en Vendée, massacre de Machecoul.
18 Mars Les troupes de Dumouriez sont battues à Neerwinden. Graves problèmes économiques en France durant ce mois de Mars.
03 avril Dumouriez passe à l'ennemi. Création du Comité de Salut Public, composé de 9 membres renouvelables chaque mois c'est le comité Danton.
12 avril Arrestation de Marat demandée par la Convention.
24 avril Marat, acquitté par le Tribunal révolutionnaire est porté en triomphe par la foule.
26 mai Les vendéens s'emparent de Fontenay.
01 juin La Commune demande une mise en accusation des Girondins.
02 juin 32 députés girondins sont chassés de la Convention.
06 juin Suite à cette arrestation, Marseille, Toulouse, Nîmes et Bordeaux se révoltent.
09 juin Blocus des ports français par les anglais, les vendéens prennent Saumur.
24 juin La Convention adopte la Constitution de 1793.Début de la "Convention Montagnarde".
28-29 Juin Les vendéens assiègent Nantes.
10 Juillet Renouvellement du Comité de Salut Public ; Danton n'en fait plus partie.
13 Juillet Assassinat de Marat par Charlotte Corday.
27 Juillet Entrée de Robespierre au Comité de Salut Public.
28 Juillet Valenciennes capitule.
01 Août La Convention décide la destruction systématique de la Vendée.
04 Août La Constitution de 1793 est ratifiée par 1 800 000 voix contre 17000.
14 Août Victoire à Luçon contre les vendéens.
27 Août Toulon se rend aux anglais.
05 Septembre La Terreur est à l'ordre du jour.
09 Septembre Création de l'Armée Révolutionnaire.
11 Septembre Fixation d'un maximum pour les grains.
13 Septembre Renouvellement du Comité de Sûreté Générale.
25 Septembre Offensive Dantoniste contre le Comité de Salut Public.
29 Septembre Décret sur le maximum général des denrées et des salaires.
05 Octobre Adoption du calendrier républicain. AN II DE LA RÉPUBLIQUE.
12 Octobre (21 Vendémiaire) La Convention décrète la destruction de la ville de Lyon.
14 Octobre (23 Vendémiaire) Marie-Antoinette comparaît devant le Tribunal révolutionnaire.
16 Octobre (25 Vendémiaire) Exécution de Marie-Antoinette, victoire de Wattignies.
17 Octobre (26 Vendémiaire) Victoire de Cholet contre les vendéens.
24 Octobre (3 Brumaire) Ouverture du procès des Girondins.
31 Octobre (10 Brumaire) Exécution des Girondins.
11 Novembre (21 Brumaire) Exécution de Bailly sur le Champ de Mars.
14 Novembre (24 Brumaire) Arrestation de Chabot, Basire, Delaunay et Julien de Toulouse.
25 Novembre (5 Frimaire) Le cadavre de Mirabeau est retiré du Panthéon.
04 Décembre (14 Frimaire) Organisation du gouvernement révolutionnaire le Comité de Salut Public dirige les affaires politiques et militaires, le Comité de Sûreté Générale s'occupe des Comités révolutionnaires et de la police politique.
05 Décembre (15 Frimaire) Parution du premier numéro du "Vieux Cordelier" de Desmoulins.
12 Décembre (22 Frimaire) Victoire au Mans contre les vendéens.
19 Décembre (29 Frimaire) Reprise de Toulon par Dugommier grâce aux plans de Bonaparte.
23 Décembre (3 Nivôse) Victoire de Savenay et fin de la guerre de Vendée.
25 Décembre (5 Nivôse) L'école primaire devient obligatoire.
27 Décembre (7 Nivôse) Décret facilitant les divorces.
 
Rappel des faits marquants de l'année 1794

Fin de la Montagne et de la République Populaire , début de la Convention Thermidorienne

DERNIERE LETTRE DE ROBESPIERRE       10 thermidor an II


Mis hors la loi par la Convention, décréte d'arrestation il sera conduit dans diverses prisons de la capitale sans 
 qu'aucun directeur de prison n'accepte de l'incarcérer,il sera finalement isolé dans une salle du Luxembourg en fin d'aprés midi puis libéré par la Commune, Robespierre se réfugie alors à l'Hôtel de Ville où ses amis organisent l'insurrection. 
Au moment de signer un appel au peuple, un groupe de Conventionnels fait irruption dans la salle et Robespierre tombe la mâchoire fracassée par une balle de pistolet,
 tachant de son sang la pièce sur laquelle il venait d'écrire les deux premières lettres de son nom.




liste des Robespierristes exécutés le 10 Thermidor.

Jean-Claude Bernard, 34 ans, né à Paris, ex-prêtre, chef des bureaux de la mairie, membre du Conseil général de la Commune.Responsable de la Section de Montreuil.
Charles-Jacques-Mathieu Bougon, 57 ans, né à Trouville (Calvados), ex-garçon de bureau au timbre, membre du Conseil général de la Commune.Responsable de la Section du Mont Blanc.
Christophe Cochefer, 60 ans, né à Gonesse, ancien marchand tapissier, électeur en 1792, commissaire civil et membre du Conseil général de la Commune.Section de la Réunion.
Georges Couthon, 39 ans né à Orcet, député de la Convention .
Jean-Barnabé Dhazard, 36 ans, né à Paris, perruquier, membre de la Commune.Section des Gardes Françaises.
René-François Dumas, 41 ans né à Jussey ,ex-président du Tribunal révolutionnaire.
Jean-Baptiste Fleuriot-Lescot, 33 ans né à Bruxelles ,maire de Paris.
Jean-Étienne Forestier, 47 ans, né à Paris fondeur et membre de la Commune.Section de l'homme Armé.
Antoine Gency, 23 ans, né à Reims, tonnelier, membre du Conseil général de la Commune.Responsable de la section du Finistére.
Adrien-Nicolas Gobeau, 26 ans, né à Vincennes, substitut provisoire de l’accusateur public près le tribunal criminel du département de Paris, membre de la Commune.Responsable de la section du Bonnet Rouge.
Nicolas Guérin, 52 ans, né à Beaumont-sur-Orne (Calvados), receveur à la ville, membre du Conseil général de la Commune.Section du Mont Blanc.
François Hanriot, 35 ans né à Nanterre d'une famille trés pauvre ,ex-commandant de la garde nationale
Denis-Étienne Laurent, 32 ans, né à Paris, officier municipal.Section Marat.
Jean-Baptiste de Lavalette, 41 ans né à La Valette ,ex-général de brigade de l’armée du Nord.
Claude-François de Payan, 28 ans né à Saint Paul trois chateaux, agent national à la Commune de Paris.
Jean-Marie Quénet, 45 ans né à Lyon , marchand de bois, électeur en 1792, membre de la Commune de Paris et administrateur de police.Section de la Maison Commune.
Augustin Robespierre, 31 ans né à Arras ,député de la Convention.
Louis-Antoine-Léon Saint-Just, 27 ans né à Desize , député de la Convention.
Antoine Simon, 58 ans né à Troyes ,cordonnier, geôlier du Dauphin.Section Marat.
Nicolas-Joseph Vivier, 50 ans, né à Paris, ex-avoué, juge au tribunal du troisième arrondissement et président des Jacobins la nuit du 9 au 10 thermidor.
Jacques-Louis-Frédéric Wouarmé, 29 ans, né à Paris, ex-commis aux domaines, employé à la commission du commerce et approvisionnements, membre de la Commune de Paris.Section Marat.
Dernier discours de ROBESPIERRE à la Convention le 08 Thermidor an II .
  révolution française

Derniéres 48 heures de ROBESPIERRE  9-10 thermidor an II


Rappel des faits :
En Brumaire (Octobre-Novembre 1793)
- les Brissotins accusent Danton et ses amis de trahison dans l'affaire Dumouriez la violence est telle que le CDSP doit intervenir . Le CDSP sauvera Danton en exécutant les Brissotins.
En Germinal (Mars-Avril 1794)
- les Hébertistes veulent accentuer la Terreur et trainent Danton et ses amis dans la boue, le Comité de Salut Public doit une fois encore intervenir et décide de soutenir Danton et décréte l'arrestation puis l'éxécution des Hébertistes : ces exécutions généreront la méfiance des sans culottes à l'égard des membres du CDSP.
Puis 6 jours plus tard
- les Dantonistes ou indulgents veulent à leur tour stopper la Terreur et libérer tous les prisonniers de France , le Comité de Salut Public s'y oppose et décréte l'exécution des Dantonistes : ce dernier épisode entraine un sentiment de peur chez les Députés de la Plaine qui voulaient aussi arréter la Terreur.
Ces derniers dés lors organisent un vaste complot visant à renverser les Robespierristes , pendant 3 mois ils entreprendront un méthodique travail de sape contre Robespierre et ils tiendront leur revanche en Thermidor .

Epilogue : En Thermidor (Juillet-Aout)
Suite aux victoires militaires la France n'a plus rien a craindre des pays hostiles à la République qui nous avaient déclaré la guerre :
-Prusse,
-Autriche,
-Grande Bretagne,
-Royaume de Naples,
-Royaume de Sicile,
-Royaume de Sardaigne,
-Empire Russe,
-Royaume du Portugal,
-Grand Duché de Toscane,
-Duché de Modéne,
-Duché de Parme,
-Royaume de Suéde,
-Royaume d'Espagne,
-Empire Ottoman ,
nos frontiéres sont sécurisées au prix d'environ 500 000 morts ou bléssés pour la France et 300 000 morts ou bléssés pour nos ennemis.
Les conventionnels savent Robespierre affaibli car depuis plusieurs semaines Maximilien à déserté les bancs du Comité de Salut Public pour de multiples raisons (au CDSP il s'est opposé en vain à l'exécution de centaines de personnes innocentes à ses yeux notamment le 17 Juin Procès des chemises rouges : 54 condamnations à mort décrétées par le Comité de Sureté Générale , il souffre de la chaleur accablante, il souffre aussi de séquelles liées à des années de carences alimentaires ,mais surtout , peut etre entrevoit-il les limites de la révolution ...).
Le 9 thermidor an II (27 juillet 1794), Robespierre pressé par les siens revient à la Convention, mais à la tribune , les Conventionnels l'empêchent de s’exprimer. L’Assemblée l’accuse de conspirer et le traite de tyran.
A ce stade du récit il convient de signaler que beaucoup d'amis de Robespierre présents la veille aux Jacobins et lui ayant jurés fidélité jusque dans la mort se renieront par peur d'etre arrétés et ne seront pas présents le 9 Thermidor à la Convention .
Dans une cohue monumentale il est décrété d’arrestation ainsi que Saint-Just, et Couthon. Par solidarité avec Maximilien Robespierre , Philippe Lebas et Augustin Robespierre son frère cadet tous deux présents dans la salle demandent aussi à etre arrétés.
Arrêtés, ils sont d'abord conduits dans une salle du Comité de sûreté générale,puis emprisonnés dans diverses prisons Parisiennes , mais aucun directeur de prison n'acceptera d'incarcérer Maximilien et ce dernier rejoindra l'hotel de ville en toute liberté.
La Commune de Paris délivre en début de soirée les Robespierristes emprisonnés tandis qu'il refuse encore de prendre la direction de l’insurrection naissante.
Maximilien ne voulait pas devenir un hors la loi en remettant en cause les décisions de la convention , il espérait encore inverser la tendance le lendemain matin à la tribune de ladite convention.
Pendant ce temps conscients du danger les conventionnels battent le rappel des sections "Bourgeoises" de la capitale. Notons que si Maximilien à ce moment (entre 21h00 et 24h00) avait lancé l'insurrection ,la situation se serait de facto inversée et ses accusateurs auraient été emprisonnés,tant le rapport de force était favorable aux Robespierristes.
Comme aucun ordre n'est arrivé du camp des Robespierristes,
les partisans de Robespierre sont rentrés chez eux.
Il convient également de noter que pendant ces deux jours les sans culottes ne se manifestérent pas en faveur de Robespierre car ces derniers ne comprenaient plus sa politique depuis la loi sur les "Maximum" et l'exécution des "Hébertistes".
La Convention informée de cet état de fait (désertion des Robespierristes vers minuit) ,saisit l'occasion, et réagit en nommant en pleine nuit Barras à la tête d’un commandement militaire (assisté de la section des Gravilliers de Jacques Roux ,commandée par Léonard Bourdon) pour arréter de nouveau Robespierre et ses amis.

Réfugié avec ses amis à l'hotel de ville depuis plusieurs heures, Robespierre qui répugne encore à appeller à l'insurrection finit néanmoins devant l'urgence du moment par se résoudre à lancer l'appel , plus pour sauver la République et ses amis ,que pour lui meme .
C'est dans ces conditions , et , bien trop tard qu'il accepte de signer l'appel "a la Section des Piques" rédigé en fin de soirée du 9 Thermidor .Legrand, Louvet, Payan, Lerebours signent l'appel ,tandis que la troupe de Barras est déja dans l'hotel de ville , quand vient le tour de Maximilien d'y apposer sa signature le gendarme "Merda" est dans la salle avec ses hommes,le combat final est déja engagé,et, Maximilien n'aura que le temps d'écrire les deux premiéres lettres de son nom , il tombe la mâchoire fracassée par une balle de pistolet , tachant de son sang la lettre qui ne sera pas donnée au peuple , Barras s'était emparé de l’Hôtel de Ville. Saint Just était indemme, Augustin , Couthon et Hanriot agonisant ,Lebas mort, Robespierre la mâchoire brisée désarticulée.
Ramenés au Comité de sûreté générale, ils seront ainsi livrés le reste de la nuit a la vindicte (injures,quolibets,coups ..) des membres du Comité de Salut Public hostiles aux Robespierristes, qui avaient réussi leur coup : "imputer la responsabilité de toutes les décisions prises par le CDSP à un seul homme : Maximilien Robespierre".

Jugés hâtivement dans la matinée ils sont au nombre de 23 (21 plus ou moins griévement blessés ,suivi d'un mort, puis de Maximilien) menés place de la Révolution à 16h15 .
Gobeau fut exécuté le premier. Maximilien Robespierre était resté debout, appuyé contre la charrette, tournant le dos à l’échafaud. Son frère était soutenu par des gendarmes ses blessures le rendaient incapable de se tenir sur ses jambes . Quand ce fut le tour de Saint-Just de monter, il embrassa Georges Couthon, et, en passant devant Robespierre, il lui dit un seul mot : « Adieu ». Sa voix n’indiquait pas d’émotion. Robespierre lui répondit par un signe de tête, se détourna et le suivit des yeux jusqu’à ce qu’il eût été placé sur la bascule. Maximilien Robespierre fut exécuté le dixième il monta seul et sans être aidé. Lorsqu’un des aides du bourreau arracha brusquement les linges qui lui entouraient la tête, la douleur fut horrible et Robespierre poussa un cri effroyable. La mâchoire désarticulée pendait, la bouche s’ouvrait et le sang en coulait. On se dépêcha de le placer sur la bascule et moins d’une minute après le couperet tombait. Il avait 36 ans.
La tête de Robespierre fut montrée au peuple comme l’avaient été celles de Louis XVI et de Danton .
On ne retrouva pas d'argent ni de valeurs dans la chambre qu'il occupait chez les Duplay , Maximilien ne possédait rien !!!
Il voulait seulement le bonheur du peuple.
Les corps des suppliciés y compris celui de Lebas furent jetés le soir même dans une fosse commune remplie de chaux vive au cimetière des Errancis .

Les historiens s'accordent pour reconnaitre que ces hommes firent tous preuve d'une trés grande dignité face à leur destin.

Enfin , sachez encore que quelques années plus tard en 1803, Napoléon Bonaparte ordonna le versement d'une pension à vie à Charlotte Robespierre en remerciement de l'oeuvre accomplie par ses deux fréres.



04 Janvier (15 Nivôse) Les Républicains reprennent Noirmoutier.
10 Janvier (21 Nivôse) Exclusion de Desmoulins du club des Jacobins.
12 Janvier (23 Nivôse) Arrestation de Fabre d'Églantine.
04 Février (16 Pluviôse) Décret de la Convention abolissant l'esclavage aux colonies.
26 Fév-3 Mars (8-13 Ventôse) Lois de Ventôse soutenues par Saint-Just. Création de commissions populaires destinées à examiner le cas des suspects emprisonnés.
04 Mars (14 Ventôse) Les Cordeliers voilent d'un crêpe noir la Déclaration des Droits de L'Homme pour protester contre l'oppression des sans-culottes.
13 Mars (23 Ventôse) Rapport de Saint-Just "sur la conjuration contre le peuple français et la liberté". Arrestation dans la nuit des Hébertistes.
24 Mars (4 Germinal) Exécution des Hébertistes.
28 Mars (8 Germinal) Condorcet se suicide en prison.
30 Mars (10 Germinal) Arrestation des Indulgents, Danton et Desmoulins sont arrêtés.
05 Avril (16 Germinal) Exécution des Indulgents dont Danton, Desmoulins et Fabre.
15 Avril (26 Germinal) Saint-Just fait supprimer les tribunaux révolutionnaires des départements au bénéfice exclusif de celui de Paris.
23 Avril (4 Floréal) Création du bureau de Police générale pris en charge par Saint-Just.
07 Mai (18 Floréal) Discours de Robespierre suivi du décret de la Convention "Le peuple français reconnaît l'existence de l'Être suprême et l'immortalité de l'âme".
08 Mai (19 Floréal) Exécution de Lavoisier et de 27 autres fermiers généraux.
18 Mai (29 Floréal) Le Comité de Salut Public bénéficie du droit d'envoyer des député au Tribunal révolutionnaire.
04 Juin (16 Prairial) Robespierre est élu à l'unanimité président de la Convention.
08 Juin (20 Prairial) Fête de l'Être suprême.
10 Juin (22 Prairial) Lois de Prairial accélérant les procédures judiciaires , et ôtant aux accusés toute possibilité de défense ou de recours.
11 Juin (23 Prairial) Début de la Grande Peur .
17 Juin (29 Prairial) Procès des chemises rouges : 54 condamnations à mort décrétées par le Comité de Sureté Générale.
                                   Notons que Maximilien s'opposera en vain à l'exécution de cette fournée hétéroclite pour la plus part innocents des crimes dont ils étaient accusés.

26 Juin (8 Messidor) Victoire de Fleurus.
Juillet (Messidor-Thermidor) Aggravation du malaise économique, pendant que la conjuration anti-Robespierristes bat son plein.
26 Juillet (8 Thermidor) Dernier discours de Robespierre à la Convention.
27 Juillet (9 Thermidor) Robespierre ne peut se faire entendre à la Convention, les Robespierristes sont décrétés d'arrestation.
28 Juillet (10 Thermidor) Exécution de 22 Robespierristes dont Robespierre et son frére, Couthon, Lebas, Hanriot et Saint-Just.Début de la "Convention Thermidorienne".
29 Juillet (11 Thermidor) Exécution de 71 Robespierristes .
30 Juillet (12 Thermidor) Exécution de 12 Robespierristes .
Les exécutions quotidiennes des Robespierristes et des jacobins dureront encore 18 mois, cette période est appellée "Terreur Blanche".
 
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