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"Ce discours que vous venez d'entendre est mon testament de mort. Je l'ai vu aujourd'hui, la ligue des méchants est tellement forte,
que je ne puis pas espérer de lui échapper.
Je succombe sans regret, je vous laisse ma mémoire elle vous sera chère et vous la défendrez."
Fin de son dernier discours aux Jacobins le 8 Thermidor an II, soit 2 jours avant son éxécution . cliquez sur le volubilis pour revivre les 2 derniers jours de Robespierre.
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La statue de robespierre non loin de l’hôtel de Région à montpellier
Volonté de Georges Freche en 2007
Robespierre fait partie des quinze bustes de révolutionnaires dressés sur la place de la Révolution au bord du Lez, non loin de l’hôtel de Région. "Ces figures controversées (Robespierre est un des instigateurs de la Terreur pour beaucoup de Français !!) n’ont pas fait polémique, commente l’historien Christian Amalvi. Geoges Frêche a eu l’habileté de traiter les différents acteurs comme un bloc indissociable et solidaire. Tout comme Mitterrand qui disait, lors du bicentenaire : 'La Révolution est un tout complexe, comme la vie elle- même'." Lagazettedemontpellier.fr |
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le pestiféré de la république .
Paru dans le Nouvel Observateur du 06 Octobre 2011 - N°2448 -
Nous connaissions les rues,boulevards,avenues,places,quais ROBESPIERRE
La ville emblématique de la couronne de France n'a pas hésité à honorer le citoyen ROBESPIERRE . Que penser des atermoiements du maire de la capitale qui refuse toujours de donner a une rue de Paris le nom du citoyen "ROBESPIERRE" !! Cliquez sur la photo ci contre pour afficher l'article en grand. |
lettre à M.Destot, député-maire de Grenoble (PS) .
envoyée le 27/11/2010 par le Pôle de Renaissance Communiste en France ( restée lettre morte à ce jour ) .
Nous nous adressons à vous pour corriger une injustice historique grave, conséquence d’une déformation des faits eux-mêmes et d’une interprétation réactionnaire et
contre révolutionnaire de notre histoire. Il nous parait en effet inadmissible que Grenoble ne possède pas une rue Maximilien ROBESPIERRE, du nom de l’illustre et grand révolutionnaire français. Il est le symbole de la phase la plus démocratique de la Révolution française et son nom reste pour tous les progressistes authentiques une référence et un exemple. Les plus grands historiens de la Révolution ont rendu hommage à l’œuvre de cet homme, les Mathiez, Lefebvre, Soboul, Vovelle, sans parler du grand Jaurès qui écrivait dans son « Histoire socialiste de la Révolution française » : « … Je ne veux pas faire à tous ces combattants qui m’interpellent une réponse évasive, hypocrite et poltronne. Je leur dis : Ici, sous ce soleil de juin 93 qui échauffe votre âpre bataille, je suis avec Robespierre, et c’est à côté de lui que je vais m’asseoir aux Jacobins. Oui, je suis avec lui parce qu’il a à ce moment toute l’ampleur de la Révolution. ». Voila très brièvement résumé le sens de notre démarche : rendre justice à un grand Français, un grand révolutionnaire, une figure lumineuse de notre histoire. Que cela n’implique pas une démarche acritique de Robespierre, cela va sans dire de la part de marxistes. Nous ne méconnaissons pas non plus les calomnies et les insultes qui depuis la terreur thermidorienne assaillent Robespierre et les révolutionnaires les plus conséquents de cet extraordinaire épisode de l’histoire. La réaction, ouverte ou camouflée, s’en prend à l’Incorruptible ? Une raison de plus pour que Grenoble, compagnon de la Libération, lui rende hommage avec une rue. Disons que cela serait la moindre des choses. Et aux velléitaires, aux timides, aux couards Robespierre répond de son éternité : « Et quoi, citoyens, vous vouliez une Révolution sans révolution ? ». Voila pourquoi les communistes du PRCF vous demandent, ce qui n’est qu’une exigence de la justice et de la vérité historique, de donner à une rue de Grenoble le nom de Maximilien Robespierre. Veuillez, Monsieur le Maire, recevoir nos salutations républicaines et citoyennes. Pour le PRCF Grenoble, Antoine Manessis. Le 27 novembre 2010. PRCF. Maison des Associations, rue B.de Boissieux, 38000, Grenoble. |
Courrier à Monsieur le Maire de Paris qui ne veut pas de rue Robespierre dans sa ville.
Paris, le 23 juin 2011
Monsieur le Maire de Paris, je demande toujours qu'une rue porte le nom de Robespierre dans la capitale. Monsieur le Maire, Vous le savez, j'ai déposé un voeu lors du récent Conseil de Paris demandant que soit accordé le nom d'une rue à Maximilien Robespierre. Il a hélas été largement rejeté et vous même avez fait savoir que vous y étiez opposé. Quelques jours après ce vote, je me permets encore d'insister. Pêché d’orgueil ? Non, simplement je n’accepte pas que soit ainsi minimisé par la représentation parisienne, le rôle majeur tenu par cet homme durant la Révolution française, évènement fondateur de notre République. D’autant que sa pensée et ses actes restent pour l’essentiel d’une grande modernité. Qu’on en juge. C'est lui qui, pour la première fois à la mi-décembre 1790, employa la devise « Liberté, égalité, fraternité », devenue depuis celle de notre Nation toute entière. C’est lui qui fut le premier défenseur du suffrage universel et de la souveraineté populaire. C'est lui qui intervint avec force pour l’abolition de l’esclavage et la fin des colonies. C’est lui qui défendit aussi la liberté de la presse et demanda même dès 1791, en vain, l’abolition de la peine de mort. A ce sujet, savez vous que c’est grâce à ses interventions personnelles et répétées, que 73 députés girondins, mis en accusation, eurent la vie sauve en 1793 ? C'est lui encore qui, le premier, exigea que l'on accorde la pleine citoyenneté pour les juifs et les comédiens. Sensible à la question sociale, il souhaitait des lois qui « garantissent à tous les membres de la société les moyens d’exister ». Sa conception de la République était exigeante, il défendait l’espace politique de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen. Homme politique entier, législateur philosophe, « l’incorruptible » dut faire face à des temps difficiles où notre pays était déchiré par des invasions d’armées étrangères, de nombreuses trahisons et secoué par une terrible guerre civile. N’ayez crainte, je n’esquiverai pas la critique. Robespierre fut effectivement un des acteurs de ce qui est nommé « la Grande Terreur ». Mais de quoi parlons-nous exactement ? D’une période de deux mois du 10 juin au 27 juillet 1794 causant la mort de 1366 personnes. Comme vous, je n’éprouve aucun plaisir à cela et, comme vous, je suis aujourd’hui farouchement opposé à la peine de mort. Mais, cette violence est peu comparée à celle exercée pendant des siècles par les Rois de France, qui cautionnaient les pires massacres et les tortures. La période était d'une rare brutalité et cela ne s’est d’ailleurs pas arrêté à la mort de Robespierre. A ce titre, Thermidor n’est pas une sortie de la Terreur, mais sa continuation avec d’autres protagonistes, d’autres vainqueurs et d’autres vaincus, un changement de projet politique et non un changement de moyen politique. Il en fut ainsi pendant des décennies qui suivirent. Adolphe Thiers, quand il réprime la Commune de Paris en 1871 fait exécuter 23 000 personnes pour la seule semaine sanglante. Malgré cela, il existe une rue Thiers à Paris. Robespierre n'était pas au sein du Comité de salut public le personnage « assoiffé de sang » qu'un vulgaire révisionnisme historique a dépeint par la suite. Bien au contraire. Faut-il rappeler que le terme de « tyran » pour le décrire est absurde, puisqu'il n'était qu'un des membres d'une instance collégiale, "le Comité de salut public", élue et réélue chaque mois au sein de la Convention . Votre refus viendrait enfin, avez-vous dit, du fait que Robespierre aurait été, à l'initiative de la « loi des suspects » de 1792 qui restreignit les libertés publiques. Ce n'est pas exact Monsieur le Maire. Cette loi fut à l'initiative du conventionnel Jean-Jacques Régis de Cambacérès, qui pourtant, ironie de l'histoire, a droit à une rue de Paris. Alors, pourquoi s'opposer ainsi à cette demande portée par de nombreux historiens ? Ils vous l'ont fait savoir dans une tribune récemment publiée. A la Libération, les forces parisiennes, après avoir lutté contre l'occupant nazi, avaient baptisé une place du nom de Robespierre (l’actuelle place du marché Saint-Honoré). Une majorité conservatrice reviendra sur cette décision en 1950. Preuve, s'il en fallait, que la toponymie, c'est toujours de la politique. Monsieur le Maire, vous connaissez les critiques sur différents dossiers qui sont celles du Groupe dans lequel je siège désormais. Elles ont toujours été faites dans l'intérêt des parisiens. Malgré nos désaccords, nous savons que depuis 2001, sous votre impulsion, Paris a « Changé d'ère ». Il est temps que cela soit aussi le cas concernant la mémoire de Robespierre. Lucide mais opiniâtre, je suis persuadé que nous arriverons à vous convaincre. Cela prendra le temps qu'il faut. Après tout, ce débat ne dure-t-il pas depuis plus de 200 ans ? Monsieur le Maire, Salut et Fraternité Alexis Corbière Conseiller de Paris du 12e
Retrouvez l'article paru dans leJDD.fr
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Pour une rue Robespierre à Paris
La capitale française peut-elle oublier une figure majeure de l’histoire du pays ?
Tribunes
Grâce à la préemption de l’État lors de la mise en vente aux enchères du 18 mai dernier, les manuscrits de Robespierre et Le Bas rejoindront les collections des Archives nationales. La souscription lancée à l’initiative de la Société des études robespierristes et l’Institut d’histoire de la Révolution française, ainsi que la mobilisation d’historiens et d’élus de sensibilités diverses, ont contribué à ce que ce précieux patrimoine ne soit pas dispersé. Pendant les semaines qui ont précédé la ′préemption, ce sont des milliers de citoyens qui ont souhaité témoigner leur attachement à la figure de « l’Incorruptible » par un versement à la souscription (plus de 120 000 euros en tout) ; nombreux sont ceux également qui, signalant par un bref mot n’avoir aucune sympathie particulière à l’égard du personnage, trouvaient scandaleux qu’une figure majeure de l’histoire de France puisse être ainsi oubliée. Et pourtant, malgré sa place éminente dans le patrimoine républicain et ses interventions sur de nombreux sujets qui restent d’une constante actualité pour notre démocratie (notamment la défense des indigents et celle des valeurs d’intégrité et d’égalité), aucun nom de rue n’est donné à Robespierre à Paris, dont il fut pourtant un des députés les plus célèbres. Robespierre, figure trop « controversée » ? Paris ne manque pas de rues aux noms divers et variés non moins controversés, que personne d’ailleurs ne songerait à remettre en cause aujourd’hui. C’est la raison pour laquelle il est enfin temps que le Conseil de Paris lors de sa prochaine session donne un nom de rue ou de place à Robespierre dans la capitale française. signature collective . - Sylvie Aprile, professeure (Université de Lille), présidente de la Société d’histoire de la Révolution de 1848 et des révolutions du XIXe siècle. - Michel Biard, professeur (d’Université de Rouen), président de la Société des études robespierristes. - Philippe Bourdin, professeur (Université de Clermond-Ferrand). - Ian Brossat, conseiller de Paris (PCF), président du Groupe communiste et élus du Parti de gauche. - Gilles Candar, professeur en classes préparatoires (Le Mans), président de la Société d’études jaurésiennes. - Alexis Corbière, conseiller de Paris (PG), premier adjoint du 12e arrondissement. - Jean-Numa Ducange, maître de conférences (Université de Rouen). - Florence Gauthier, maître de conférences (Paris-VII). - Hervé Leuwers, professeur (Université de Lille), directeur des Annales historiques de la Révolution française. - Jean-Marc Schiappa, historien (près de l’Institut de recherches et d’études de libre pensée. - Pierre Serna, professeur (Université de Paris-I), directeur de l’Institut d’histoire de la Révolution française. - Danielle Simonnet, conseillère de Paris (PG) du 20e arrondissement. |
Monuments a la mémoire de maximilien robespierre
Bicentenaire de la Révolution Française
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En 1989 , Christian BATAILLE Député Maire de la commune de Rieux en Cambrésis
nomma l'ancienne "rue de la gare" "rue Maximilien Robespierre". Pour l'occasion une stéle fut inaugurée lors d'une manifestation commémorant le bicentenaire de la Révolution Française en présence des adhérents de l'Association ARBR et de ses concitoyens. |
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