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Alexandre Gonse de Rougeville : héros royaliste, mythomane et conspirateur

Un article de Michel Benoit, membre du CA de l’ARBR

jeudi 5 mars 2026

À Arras, le programme de la liste présentée par le Rassemblement National et l’Union des droites pour la République, propose de substituer l’espace muséographique, consacré à Maximilien Robespierre par un lieu consacré à Alexandre Gonsse de Rougeville, pitoyable comploteur contre la République et l’Empire.
Écouter à ce sujet l’interview du Président sur les antennes de PFM radio, radio locale associative arrageoise.
Ci-dessous la véritable histoire de "cet enfant d’Arras que ces candidats veulent mettre à l’honneur.
Merci à Michel Benoit, histori
en, écrivain et membre des Conseils d’Administration et scientifique de l’ARBR d’éclairer ainsi nos lecteurs.

Le président de l’ARBR

Interview du président

Depuis le nouveau maire RN de Harnes a décidé d’enlever le buste de Robespierre de la salle du conseil municipal
Décidément ...

Alexandre Gonse de Rougeville :
un royaliste, mythomane, escroc et conspirateur

Un article de Michel Benoit, membre du CA de l’ARBR

Qui n’a pas lu Alexandre Dumas pendant son adolescence, et rêvé aux héros qui ont nourri ses romans publiés tout au long du 19e siècle : Les trois Mousquetaires, Le Comte de Monte Cristo, Vingt ans après, la Reine Margot, le Vicomte de Bragelone, et Joseph Basalmo et, pour ce qui nous intéresse ici, le Chevalier de Maison Rouge. La liste est bien plus nombreuse, mais l’imagination et le talent de l’écrivain continuent d’inspirer aujourd’hui encore les cinéastes. C’est si bien raconté qu’on finirait par penser que la fiction est devenue une réalité historique.
Quel bel exemple chevaleresque, que ce noble jeune homme de belle famille, hardi et impétueux se mettant au service de la famille royale, secrètement amoureux de sa reine, pour la protéger de ces vilains révolutionnaires qui font le malheur de la France !
Aussi, à Arras, le programme de la liste présentée par le Rassemblement National et l’Union des droites pour la République, propose-t-il de substituer l’espace muséographique, en cours de réalisation, consacré à Maximilien Robespierre, enfant et citoyen le plus célèbre au monde de la ville, par un lieu consacré à celui qui inspira Alexandre Dumas, et à d’autres monarchistes ou antirévolutionnaires exécutés pendant la Révolution. Cela prêterait à en sourire, si derrière ce surprenant éloge à un pitoyable royaliste arrageois, on y percevait une instrumentalisation vieille de deux siècles de l’Histoire, l’expression inquiétante d’une revendication monarchiste et antirépublicaine.

Que nous apprend la recherche historique de ce curieux personnage embelli pour les besoins de son roman par Alexandre Dumas ? [1]

Portrait d’Alexandre Gonse de Rougeville

Ce fameux chevalier de « Maison rouge » s’appelait Alexandre Gonsse de Rougeville et était né en 1761 à Arras issu d’une famille originaire de Mingoval près de Saint-Pol-sur-Ternoise, sise à 17 km au nord-ouest de la commune d’Arras. Fils d’un négociant et fermier des droits sur les bières, vins et eaux-de-vie d’Artois qui possédait les seigneuries de Rougeville, d’Hastries, de Saint-Laurent, de Wetz et d’une partie de celle de Marles, contrairement aux titres dont il aimait se parer, il n’en était pas moins d’ascendance roturière.

Ce personnage, haut en couleur, et immortalisé grâce au talent d’Alexandre Dumas n’était pas vraiment le héros décrit dans le roman célèbre – le Chevalier de Maison Rouge [2] — qu’il écrivit au milieu du XIXe siècle.

Alexandre Gonse de Rougeville était en fait un petit escroc et un piètre gestionnaire, dont les membres de sa famille en furent les premières victimes. Royaliste par intérêt et prince mythomane, il devait s’inventer une vie remplie d’exploits. Il débuta sa carrière de mythomane à l’adolescence en s’engageant dans les troupes du général de Rochambeau afin de prendre part à la Guerre d’indépendance américaine. Toutefois, contrairement à ses affirmations, il n’aura pas le loisir de se couvrir de gloire en combattant les forces britanniques et d’être blessé, car 9 mois plus tard, le 30 novembre de la même année, les Anglais vaincus, lors de la bataille de Yorktown, reconnaîtront l’indépendance de l’Amérique du Nord. Son imagination lui fera dire qu’il est doté d’une rente versée par le Congrès américain, mais il ne touchera pas plus de dots qu’il n’aura été « Aide de camp » du général Washington.

Revenu au château d’Immercourt [3], construit par son père, il n’a que des souvenirs inventés à proposer à ses proches et il lui manque la récompense militaire qu’il pourrait exhiber devant tous avec fierté, qu’importe si elle n’est pas justifiée. Soucieux qu’on le décore de la Croix de Saint-Louis, il va maquiller ses états de service en établissant de fausses attestations et n’hésitera pas à se vieillir de dix ans pour justifier 24 années de service dans l’armée, en maquillant son acte de baptême.

Certificat de baptême de A. Gonse de Rougeville

La Révolution déclarée, il ne cessera de vouloir se rapprocher de la famille royale et de la reine. À Versailles, lors de la journée du 21 juin 1792, il se donnera une importance démesurée et s’attribuera un rôle de premier plan dans cette journée.

Anti-révolutionnaire et anti-républicain, il ne cessera plus alors, de conspirer contre la jeune République en manigançant des plans d’évasion destinés à s’emparer de la reine, puis du jeune Louis XVII enfermé à la prison du Temple, souhaitant avant toute chose, un retour à la monarchie absolue.

Rougeville décida d’abord de frapper fort au cœur de l’Assemblée, dans la salle du Manège. Piqué par le traitement qu’il avait dû subir aux Tuileries et persuadé qu’un grand rôle auquel il devait prétendre dans l’Histoire lui était réservé, Il devait alors imaginer une première fois un attentat qui, s’il avait réussi, aurait transformé l’Histoire de la France.

L’Arrageois était informé que des députations provinciales venaient chaque jour présenter des offrandes et confirmer leur attachement à l’Assemblée nationale avant que celle-ci débatte de l’ordre du jour. Elles venaient également y dénoncer des complots et rendaient compte de leur situation, pour celles surtout qui étaient situées aux frontières. Le Président de l’Assemblée les annonçait et les délégués de ces provinces marchaient vers la tribune, applaudis par les députés. Rougeville décida de s’y présenter. Après avoir revêtu un déguisement approprié, il avait prévu d’emmener avec lui un baril décoré de rubans tricolores et rempli de pièces de monnaie faites d’un alliage pauvre en métal précieux, il s’y présenta. Ce petit trésor proviendrait selon lui de la fonte des cloches de son village natal et qu’il offrirait à la patrie. En vérité, le baril devait contenir de la poudre dont le volume était assez important pour faire disparaître la salle du manège après l’explosion. Il se sacrifierait ainsi à la cause monarchique en allumant la mèche et l’explosion anéantirait la représentation nationale et mettrait définitivement un terme à la Révolution.

Les relais seraient préparés, les portes des faubourgs sous contrôle, et la famille royale, profitant des instants de panique provoqués par l’explosion, pourrait s’enfuir de la capitale grâce à l’appui des gardes suisses tout dévoués à la cause royale.

Mourir pour la cause n’était-il pas tentant pour cet homme en mal de reconnaissance…et ce besoin de faire parler de lui, de se mettre sans cesse en avant au mépris de sa propre vie, ne lui assurait-il pas de rentrer dans l’Histoire par la grande porte ! Y croyait-ilui-même vraiment ?

Ayant confié son projet à quelques-uns de ses amis, ces derniers l’en dissuadèrent en avançant que le Peuple — et même le Roi — ne pardonneraient pas aux partisans de la monarchie d’avoir sacrifié des députés de la représentation nationale et des innocents flanqués dans les tribunes venus pour assister aux séances. En fait, se retrouvant seul pour mettre en œuvre son plan destructeur, Rougeville devait abandonner bien vite son idée diabolique. Ce ne sera pas la dernière fois qu’il devra faire machine arrière, nous le verrons par la suite.

Rougeville s’était engagé à combattre le 10 août aux côtés des « chevaliers du poignard » et des gardes Suisses de Monsieur de Villequier. Des combats d’une rare violence eurent lieu au palais des Tuileries après que le roi et la famille royale aient rejoint l’assemblée pour se mettre à l’abri sous sa protection. Comme beaucoup de « Chevaliers du Poignard », il assistera aux combats et trouvera la chance de s’enfuir, bien que blessé, en se faisant passer pour mort, protégé de la mitraille par les nombreux corps gisants au sol [4].

Procès-verbal d’arrestation 1792
Archives départementales du PdC

Durant le quatrième trimestre 1792, il devait se cacher pour éviter la prison et rejoindre les groupes royalistes qui travaillaient à des projets d’évasion de la reine et du roi. On ne sait s’il participa à la tentative d’évasion de Louis XVI, préparée par le baron de Batz, le jour de son exécution. Batz et le marquis de la Guiche avaient projeté de fendre la garde sur le passage de la voiture du Roi l’emmenant au supplice à la hauteur de la porte Saint-Martin. Le projet ayant été éventé et faute de participants, beaucoup d’entre eux furent arrêtés la veille sur dénonciation, ils durent renoncer à mettre à bien leur entreprise. Une fois de plus, Rougeville voyait s’évanouir l’occasion de faire évader le Roi et de rétablir la monarchie. La tentative imaginée pour sauver le Roi du supplice ayant échoué et ce dernier ayant été exécuté place de la Révolution, il ne restait à Alexandre que la possibilité de faire évader la reine et ses enfants de la prison du Temple. Là aussi, les probabilités étaient bien minces. D’autant plus que cette dernière refusait catégoriquement de s’enfuir seule en abandonnant ses enfants aux mains de leurs geôliers. L’affaire semblait compliquée et il faudrait trouver des complicités internes parmi le personnel évoluant dans l’enceinte carcérale, ce qui allait s’avérer extrêmement difficile.

Plusieurs tentatives furent donc élaborées au cours du premier semestre 1793. Les acteurs et organisateurs furent différents, bien que se mêlant parfois individuellement les uns aux autres, mais par manque de coordination, ces derniers devaient tous échouer devant l’importance du projet et l’impréparation.

Ainsi, moins d’un mois après l’exécution de Louis XVI, le chevalier de Jarjayes, anciennement adjudant général colonel du Roi, lequel l’avait chargé d’accomplir auparavant diverses missions secrètes en France ou à l’étranger, organisera une première tentative d’évasion de la famille royale avec la complicité des municipaux Toulan et Lepitre. Elle sera dénoncée par le couple Tison, les concierges de la prison du Temple. Le Nivernais Hyde de Neuville sera des leurs. On ne nous dit pas si Rougeville et de Batz furent associés à ce projet.

La garde de la reine au Temple étant devenue trop aléatoire en cette fin de printemps 1793, les événements allaient se précipiter et Marie-Antoinette allait être transférée dans une cellule de la prison de la Conciergerie afin d’être au plus près du Palais de justice où elle devait comparaître rapidement. Une autre tentative aurait dû avoir lieu dans la nuit du 2 au 3 septembre 1793, prévoyant que la reine sortirait de Paris, rejoindrait Madame de Jarjayes au « Grand Berceau », une propriété du député Hérault de Séchelles à Livry-Gargan, d’où elle devait repartir pour l’Allemagne et l’Autriche. Cette tentative serait appelée « le complot des Œillets ».

Cette fois-ci Rougeville, est plus que partie prenante de l’opération. Il s’adjoint un complice de taille, un limonadier, membre de la Commune de Paris et administrateur chargé des prisons qui a toute la confiance du Comité de Sûreté générale, Jean-Baptiste Michonis. L’homme a l’habitude d’emmener voir les prisonniers célèbres à des personnes qu’il côtoie. C’est l’occasion pour lui de faire l’important et également de soudoyer beaucoup d’argent aux visiteurs.

Tout débuta le 28 août 1793, selon ses dires, Rougeville entre dans l’enceinte de la prison de la Conciergerie en compagnie de Michonis. Les deux hommes parlent avec le concierge et sa femme. Rougeville porte à sa boutonnière deux œillets blancs. Dans l’un des œillets, un message qui lui indique que tout est prêt pour son évasion, hommes et argent, est adressé à Marie-Antoinette. Le chevalier de Rougeville détient 400 louis d’or et 10 000 livres d’assignats destinés à acheter les gardiens de la Conciergerie. On dit que Marie-Antoinette aurait reconnu Rougeville.

Elle lui répondra par un autre message en piquant des lettres avec une épingle sur un petit morceau de papier. L’évasion est prévue pour la nuit du 2 septembre. Les gardiens sont achetés à prix d’or. Le couple de concierges Richard et la femme de compagnie de jour le sont également. Tout va se dérouler pour le mieux, la reine sortira de sa cellule, franchira les guichets, mais arrivée à la porte de la Conciergerie, elle se heurtera à un garde. Le garde lui aussi a été acheté, mais il se ravisera au dernier moment et appellera la garde. On arrêtera la reine que l’on reconduira dans sa prison. Une fois de plus, le complot d’évasion aura échoué. Michonis sera lui aussi arrêté, condamné et guillotiné le 29 prairial de l’An II avec « les chemises rouges » [5].

Entre le 22 septembre et le procès de la reine qui s’ouvrira le 15 octobre, deux complots seront déjoués : l’Affaire des perruquiers et l’Affaire Maingot qui auraient [6] été menées par Rougeville, pour une nouvelle évasion de la reine.

Un certain Basset, perruquier, rue de la Calandre, s’était entendu avec une femme Fournier et les époux Lemille pour organiser un vaste complot dont le but était l’enlèvement de la Reine, soit dans son cachot de la Conciergerie, soit pendant le trajet qu’elle avait à faire pour se rendre à l’échafaud. »

Pour réaliser l’opération, il avait fallu rassembler plus de cinq cents conjurés ; un chef inconnu les dirigeait dans l’ombre. Le chef ne fut pas découvert, mais les subalternes furent dénoncés. Basset, la femme Fourrier et les époux Lemille furent condamnés à mort, le 27 nivôse qui suivit la mort de la Reine. Vingt accusés avaient comparu devant le tribunal. Tout espoir humain de sauver Marie-Antoinette fut anéanti par leur arrestation.

Les Comités et les bureaux de police vont chercher Rougeville, lequel à l’image du baron de Batz va devenir l’ennemi public numéro un. Sa tête sera mise à prix. Il est partout, on le voit dans le Centre de la France, en Auvergne, en Vendée, sur les frontières de l’Est en route pour rejoindre les armées d’émigrés. En fait, il se terre dans les carrières de Montmartre ou dans celles qui deviendront les Buttes Chaumont, à 22 mètres sous terre. C’est là, à l’abri de toutes les polices qu’il rédigera « les Crimes des Parisiens envers la Reine, par l’auteur des œillets présentés à la reine dans sa prison » , recueil qu’il déposera sur le bureau de la Convention et du tribunal révolutionnaire au nez et à la barbe de la police parisienne. Puis, désespéré de n’avoir pu sauver Marie-Antoinette des griffes des républicains, Alexandre Gonse de Rougeville fuira loin des grondements de la Capitale. On l’apercevra sur les routes de Belgique quelques jours plus tard.

Là encore, on peut s’interroger sur l’exactitude du témoignage de Rougeville [7]. Ce dernier avait-il vraiment pu rencontrer la reine dans sa prison ? Put-elle en sortir jusqu’au-delà du dernier guichet avant la liberté, comme il le prétend ? Les principaux témoins de ces événements n’ayant pu témoigner officiellement des actes survenus et des acteurs présents lors de ces scènes, il est difficile une fois de plus, comme c’est souvent le cas avec Rougeville, d’affirmer que tout ceci eut lieu véritablement [8]. Nous sommes absolument certains, en revanche, que Jean-Baptiste Michonis contribua grandement au projet d’évasion vu qu’il n’était pas à son coup d’essai. Pour preuve, lors de son procès, les témoignages nous indiquent qu’il fut réellement coupable.

Marie-Antoinette exécutée, Rougeville devait poursuivre ses tentatives d’évasion en faveur des deux enfants prisonniers au Temple. Il tenta en vain de collecter les fonds nécessaires pour mener à bien ses projets, mais ni l’Autriche, ni l’Espagne, ni Mercy d’Argenteau, ni les frères du feu Roi ne souhaitèrent pas répondre favorablement à sa demande et ignorèrent totalement ses démarches. Après le 9 thermidor, Rougeville va rejoindre ses terres arrageoises et va vivre pour quelque temps dans son château une vie tranquille et embourgeoisée. Il se tient loin de Paris et des tentatives de coup d’État royalistes.

L’avènement de l’Empire l’amènera à participer à d’autres complots pour éliminer l’Empereur. Condamné à l’exil, il choisira la ville de Reims pour l’accueillir et vivra dans une grande ferme acquise pour la circonstance. Fatigué de fuir et de vivre avec le souvenir de la reine, il décidera de se marier. Plus que jamais atteint de mythomanie, il va s’inventer des ascendances fortunées. Pour la circonstance, il se fabriquera une généalogie espagnole, réfugiée dans les Flandres à la suite d’une disgrâce. Il s’inventera même des armoiries. Son mariage sera perturbé par l’une de ses anciennes maîtresses, la veuve Lacouture, laquelle a perdu la raison et le poursuit plus que jamais.

Bientôt, les problèmes de couple vont s’ajouter aux problèmes financiers et de mœurs et il va divorcer. Son divorce est prononcé en février 1812. Deux ans plus tard, sa situation ayant empiré, il va s’enrôler avec les partisans de Louis XVIII comme éclaireur des troupes cosaques [9]. C’est à Reims qu’il sera dénoncé par l’un de ses proches et sera arrêté le 10 mars. Emprisonné à midi, il passera en conseil de guerre et la commission militaire le condamnera à mort à 15 heures. Condamné comme espion, il succombera sous les balles des soldats français à Reims [10].

Ses derniers moments seront à l’image de son personnage. Le cortège le suivant traversera le village, jusqu’au cimetière. Rougeville, tête haute, méprisant ces Français qui vont le tuer, marchera droit ; à 17 heures, il sera adossé à un mur et refusera qu’on lui applique un bandeau sur les yeux. Il mettra un genou à terre ; treize grenadiers tireront et deux soldats lui administreront le coup de grâce en l’achevant de deux balles. On lui enlèvera son habit, lui ôtera ses bottes de cosaque et on l’inhumera dans une tombe familiale sans cérémonie [11].

La région arrageoise avait enfanté en cette deuxième moitié du XVIIIe siècle, deux extrêmes incompatibles à jamais, l’Incorruptible, le fervent républicain, amis des hommes, Maximilien Robespierre et le corrompu, monarchiste, mythomane et escroc, Alexandre Gonse de Rougeville [12].


Voir en ligne : Coup d’œil aux archives départementales d’Arras à propos de Alexandre Gonse de Rougeville.


[1Michel Benoit ; Les Coulisses de l’Histoire : Les enfants de la Liberté Éditions J.E.J 2025

[2Alexandre Dumas, Le chevalier de Maison-Rouge (épisode de 1793), Bruxelles, Hauman, 1845.

[3Aujourd’hui commune dénommée « Saint-Laurent-Blangy »et ses habitants des Immercuriens

[4Trouve-t-on trace d’Alexandre Gonse de Rougeville dans les rapports de police qui ont fait suite à l’invasion des Tuileries ?

[5Les condamnés à mort pour parricide ou infanticide étaient conduits à la guillotine revêtus d’une longue chemise rouge. Le symbole s’appliqua aussi pendant la Révolution aux condamnés qui avaient atteint ou cherché à atteindre à la vie de personnages importants acteurs de la Révolution

[6G. Lenotre, Le vrai chevalier de Maison-Rouge, A.D.J. Gonzze de Rougeville, 1761-1814, Paris, Perrin, 1894.

[7Alexandre Gonsse de Rougeville, le « vrai » Chevalier de Maison Rouge https://leblogdemichelroyer.blogspo...

[10« Alexandre Gonsse de Rougeville | RCF Reims-Ardennes [archive] », sur www.rcf.fr

[11Video : sur pas de Rougeville https://www.dailymotion.com/video/x...