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La guerre pour sauver la Révolution !
Un article de Bernard Vandeplas docteur en Histoire contemporaine
mardi 28 avril 2026
Cette déclaration de guerre sert des ambitions contradictoires. Le roi espère retrouver son pouvoir absolu. Les Constitutionnels rêvent de libérer les peuples européens, et donner à la France des frontières naturelles.
Isnard déclare : « Un peuple en état de révolution est invincible. L’étendard de la liberté est celui de la victoire… ».
La situation internationale se renverse au détriment de la France dès l’automne 1791. Pour secourir Louis XVI et restaurer la monarchie absolue, l’Autriche et la Prusse s’allient. La France révolutionnaire prend dès lors, l’initiative et, le 20 avril 1792, leur déclare la guerre.
Cette décision sert des ambitions contradictoires. Le roi espère retrouver son pouvoir absolu. Les Constitutionnels rêvent de libérer les peuples européens, et donner à la France des frontières naturelles.
Le 29 novembre 1791, Le député girondin Isnard [1] prononce devant l’Assemblée législative, le 29 novembre 1791, ce discours pour la guerre, tandis que Robespierre est un des rares à rejeter la guerre.
« Un peuple en état de révolution est invincible. L’étendard de la liberté est celui de la victoire… La voies des armes est la seule qui vous reste contre des rebelles qui ne veulent pas rentrer dans le devoir … Nos adversaires sont les ennemis de la constitution ; ils veulent … ramener les parlements et la noblesse et augmenter les prérogatives du roi … Disons au roi que son intérêt est de défendre la constitution …, qu’il ne règne que par le peuple et pour le peuple ; que la nation est souverain, et qu’il est sujet de la loi … Disons à l’Europe que si les gouvernements engagent les rois dans une guerre contre les peuples, nous engagerons les peuples dans une guerre contre les rois [2]. »
Les fragiles équilibres mis en place en 1789 et 1790, sont remis en cause en 1791, puis les conséquences de la guerre voulue par l’ensemble des révolutionnaires, notamment les Girondins, avec Isnard.
Dès la fin d’avril 1792, les premiers revers des armées françaises accentueront les tensions intérieures.
Bernard Vandeplas, docteur en Histoire contemporaine.
[1] Honoré Maximin Isnard dit Maximin Isnard, né le 24 février 1758 à Grasse et mort le 12 mars 1825 dans la même ville est un négociant, armateur et homme politique de la Révolution française, du Premier Empire et de la Restauration. Il est élu député en 1791 à l’Assemblée nationale législative. Réélu le 8 septembre 1792 à la Convention nationale il rejoint le groupe des Girondins dont il est l’un des meneurs.
[2] Isnard, devant l’Assemblée législative, le 29 novembre1791. (Archives parlementaires).

