menu

Accueil > Actualités > Aventures et mésaventures de l’École Républicaine en Révolution

Aventures et mésaventures de l’École Républicaine en Révolution

Le 25 janvier 2023 : une conférence de Côme Simien

mardi 10 janvier 2023

Bref compte-rendu de la conférence de Côme SIMIEN

Aventures et mésaventures de l’école républicaine en Révolution.

La Révolution ambitionne de faire de l’école primaire le lieu et le temps de la formation des citoyens de demain. Elle en fait à ce titre un enjeu politique de toute première importance. Si des désaccords existent entre eux (parfois importants), tous les révolutionnaires s’entendent néanmoins pour espérer et bâtir une éducation véritablement nationale, dispensant un enseignement civique et républicain. À partir de 1795, toutefois, les écoles privées sont autorisées à côté des écoles publiques. Les premières remportent alors le succès qui échappera aux secondes. Pourquoi ? Par rejet des idées nouvelles ? Par foi ? Par adhésion contre-révolutionnaire ? Pas vraiment…
Côme Simien, maître de conférences à l’université Paris 1-Panthéon Sorbonne, IHMC-IHRF.

Bref compte-rendu de la conférence de Côme SIMIEN

Conférence format zoom

- « Désolé d’avoir été trop long ! »
C’est ainsi que Côme Simien concluait sa conférence , hier soir, à l’Office Culturel.
Et le public de répondre :
- « C’est nous qui sommes désolés que ce soit déjà fini " !
Les 23 « branchés en ligne n’en avaient pas manqué une goutte. Ceux qui étaient sur place, requinqués par la petite collation étaient sous le charme.
Côme Simien nous a donc passionnés hier, traitant avec clarté et détail cette question complexe des « aventures et mésaventures de l’École [primaire] républicaine sous la révolution. »
Au-delà de la question scolaire, à propos de laquelle notre conférencier a pris le temps de la situer pendant la période de l’Ancien Régime nous permettant de mieux apprécier les transformations de la période révolutionnaire, Côme Simien a mis à jour l’importance du rôle des Communautés populaires villageoises rurales dans la mise en place, dans un processus réellement démocratique au sens fort du terme, les espoirs et les objectifs des législateurs révolutionnaires et principalement les conventionnels.
Si le modèle était imparfait, le contexte de guerre peu propice, les initiatives furent nombreuses, originales tant sur le plan de son organisation que de la pédagogie destinée à générer de nouveaux citoyens.
Thermidor et le Directoire mettront fin progressivement à cette extraordinaire expérience de l’usage collectif du « bien et des besoins communs », pour lesquels personne n’est exclu.
Côme Simien a ouvert un champ heuristique passionnant qui a bouleversé bien des idées reçues et incite à poursuivre notre action et la réflexion des heureux présents.

Pour mieux connaître les différents travaux de notre ami

“Jacobinisme”, “jacobins” sont des termes qui reviennent sans cesse dans le débat public. On en fait volontiers des synonymes de “centralisation”, de “pouvoir vertical”, par opposition à une supposée “décentralisation girondine”. Côme Simien, maître de conférences en histoire moderne à l’Université Paris 1-Panthéon Sorbonne, revient sur ces lieux-communs et idées-reçues. Que furent les jacobins ? Ont-ils été “centralisateurs” ? Pourquoi cette mémoire longue qui les entoure et qui n’a pas fini de peupler les discours de notre présent ? / Montage : Marie Bacquet.

Cliquez sur cette photo pour rejoindre la vidéo

PNG