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Un auvergnat méconnu : Georges Couthon

lundi 7 janvier 2019

Voici un peu plus d’un an le journal La Montagne brossait un tableau des plus célèbres personnalités d’Auvergne. Parmi elles nous n’avons pas manqué de noter l’absence de Georges Couthon. Nous avons contacté l’auteur de l’article qui nous a dit n’avoir pu traiter tout le monde.
Disons plutôt que Couthon n’est peut-être pas fréquentable pour une certaine presse…

À propos d’un auvergnat méconnu : Georges Couthon,
par Raphaël PIASTRA

Voici un peu plus d’un an le journal La Montagne brossait un tableau des plus célèbres personnalités d’Auvergne. Parmi elles nous n’avons pas manqué de noter l’absence de Georges Couthon [1]. Il s’avère qu’il existe toujours une certaine réticence à envisager ce grand révolutionnaire. Peut-être parce qu’il fut un très proche ami du héros de la nôtre chère Révolution, Robespierre ? Revisitons en quelques mots l’histoire de cet auvergnat célèbre dans l’histoire révolutionnaire avant que d’étudier son rôle durant la Révolution.

Un peu d’histoire.

Georges Auguste Couthon (dit Aristide Couthon) est né le 22 décembre 1755 à Orcet, petite ville du Puy-de-Dôme rattachée au royaume de France [2]. Il est issu d’une famille de juristes royaux originaire de Saint-Sauves-d’Auvergne (village de Beauberty) non loin de Clermont-Fd. Son père, Joseph, fut notaire à Clermont-Fd mais il assuma aussi des charges de second échevin et de juge à Orcet. Le père de sa mère, Marie Lafond, est commerçant et plus exactement marchand de bestiaux sur Clermont [3].

Après avoir étudié le droit auprès d’un procureur royal de Riom, Couthon se rend à Reims pour y achever ses études. C’est une université assez réputée où il va côtoyer d’autres personnalités comme Gaultier de Biauzat, Saint-Just, Lebas, Danton… En 1781, comme le feront de nombreux auvergnats à sa suite, il monte à Paris. Il s’inscrit comme avocat au Parlement de la capitale [4]. Fin 1782, ayant peu de clients, il préfère rentrer à Clermont-Ferrand. Couthon est alors inscrit au nombre des avocats stagiaires en mai1783, au barreau de la capitale auvergnate. Il s’installe dans un appartement du 18, rue Ballainvilliers en centre-ville. Il est reçu en tant qu’avocat titulaire en 1785au barreau de la capitale d’Auvergne. Très tôt, G. Couthon se révèle comme un humaniste. Ainsi il donne quelques consultations gratuites. Il est surnommé « l’avocat des pauvres ». Surtout il devient commissaire du bureau de charité de la paroisse de Saint-Genès en mars 1790 [5]. Homme lettré, il est reçu membre de la Société Littéraire de Clermont-Ferrand.

Avocat désormais reconnu il est devenu, avec G. de Biauzat [6], l’un des trois avocats désignés pour former le conseil judiciaire adjoint à l’assemblée du Tiers , près de l’assemblée provinciale. Humaniste, disions-nous, G. Couthon est initié franc-maçon à la loge St Maurice puis à l’Orient de Clermont, le 2 décembre 1786. Il gravit les échelons jusqu’à devenir maître en 1787 puis premier surveillant en 1789. Clermont-Fd est déjà, à l’époque, une ville très « maçonnique ».

Mais il a une santé fragile. Ainsi il souffre de douleurs rhumatismales depuis sa jeunesse. Progressivement, à partir de 1782, il perd l’usage de ses jambes et se déplace avec une canne [7]. La même année il s’est marié, en 1787, avec Mlle Brunel (fille d’un juriste d’Orcet) et aura deux enfants. Son père décède, ruiné, la même année. La même année, il adhère à la Société littéraire de Clermont-Ferrand. Ainsi attiré par les Lettres, il fait paraître grâce à l’imprimeur Poncillon et Limet de Clermont en 1791 (sans nom d’auteur) une comédie en deux actes intitulée L’Aristocrate converti.

Alors étudiant, Couthon a côtoyé, on l’a dit, les futurs leaders de la Révolution (St Just, Danton). Partisan de cette dernière, il est choisi pour représenter sa paroisse d’Orcet aux élections des états généraux. Il est élu à la mairie de Clermont-Fd en 1789. Un an plus tard, il est un des fondateurs de la « Société populaire des Amis de la Constitution », plus connu sous le nom de club des Jacobins. Le mot « jacobin » a servi à désigner en France les républicains partisans d’une démocratie centralisée et d’un pouvoir exécutif fort. C’est le plus célèbre des clubs de la Révolution française.

]]. Selon Couthon, c’est là le cœur même de la Révolution. « C’est ici que s’est préparée la Révolution, c’est ici qu’elle s’est faite, c’est ici que se sont préparés tous les grands événements » dit-il en 1793.

Désormais c’est pour cette cause que Couthon va s’engager pour en devenir l’un des hérauts. Élu député du Puy-de-Dôme à l’Assemblée législative en 1791, il part s’installer à Paris pour mieux servir celle-ci.

Un personnage clef de la Révolution.

D’abord quelques mots s’imposent sur la Révolution. Avant de se révolter, la France est « un agrégat inconstitué de peuples désunis » constate avec raison Mirabeau (membre du Tiers-État). En ce printemps 1789, la colère du peuple gronde de plus en plus. Ledit Tiers-État, qui en est la principale composante (96% de la population) est le cœur du mouvement [8]. Le 5 mai 1789, devant cette colère, le roi Louis XVI convoque, à Versailles, les États généraux qui réunissent les trois ordres sociaux de la France : tiers-état, noblesse et clergé [9]. Le monarque leur demande de rédiger des cahiers de doléances. Cela génère de véritables et profondes revendications auxquelles le roi ne s’attend pas. Premier acte révolutionnaire, le Tiers impose, en juin, la transformation des États généraux en Assemblée Nationale. Par la suite, la noblesse tente un coup de force. Le peuple de Paris se soulève alors et sauve l’Assemblée qui est déclarée constituante. Louis XVI renvoie Necker, seul ministre populaire. C’est à partir du 13 juillet que l’émeute s’organise et se généralise. Au soir du 14 juillet, juste après la prise de la Bastille par les insurgés [10], le duc de la Rochefoucauld-Liancourt vient en informer Louis XVI. Ce dernier, qui n’a rien compris, ni anticipé, lui demande « mais c’est une révolte ? » Liancourt de répondre au roi, de façon visionnaire le célèbre : « non sire, c’est une révolution ! ».

Quel rôle joue donc Couthon durant cette Révolution ? On l’a dit, il est très partisan de cette dernière. En 1790, il devient membre du club des Jacobins et siège aux États Généraux. On y découvre un Couthon aussi antimonarchiste qu’avocat résolu de la cause révolutionnaire [11].

Lorsqu’il retourne s’installer à Paris, rue Saint-Honoré, il choisit la maison du menuisier Maurice Duplay, où demeure aussi Maximilien Robespierre duquel il se rapproche.

Couthon devient un excellent et influent orateur. C’est lui qui obtient que le roi devienne « roi de tous les français » (et non plus sire ou autre qualificatif grandiloquent). Selon Couthon, c’est la Cour qui est le « foyer de toutes les conspirations contre le peuple ». Durant l’hiver 1791, il devient paralysé des jambes et doit désormais se déplacer avec un fauteuil roulant [12].

En 1792, il est réélu député du Puy-de-Dôme. Par amitié pour Robespierre, Couthon rejoint le camp des Montagnards. Lors du procès de Louis XV, Couthon, antimonarchiste farouche, vote la peine de mort sans appel ni sursis. Le 31 mai, il contribue à la chute des Girondins. Le député du Puy-de-Dôme sera également l’un des rédacteurs de la seconde constitution française dite Constitution de l’an I (24 juin 1793) [13]. En juillet 1793 Couthon devient membre du Comité de Salut Public [14]. Défenseur des paysans, le même mois il fait voter un décret établissant l’abolition complète, sans indemnité, des droits féodaux et le brûlement des titres et bien féodaux [15]. Dans le même temps sa chère Auvergne commença à devenir contestataire. Les administrateurs du Puy-de-Dôme protestaient contre la terreur jacobine. Fédéralisme et même royalisme apparaissaient dans le département. La levée de troupes pour libérer Lyon ne fonctionnait pas. Plus grave, certaines villes puydômoises menaçaient de passer aux Girondins. Le Comité de salut public menaça de déclarer le département rebelle et d’y faire rétablir l’ordre. Couthon eu très peur de ce cas de figure. Il négocia in extrémis avec ses collègues auvergnats. Grâce à Robespierre, il fut ensuite envoyé en mission par la Convention dans son département natal. Il pacifia la situation et réussit à lever une troupe de 10.000 hommes pour marcher sur Lyon [16].

Il réalisa un siège modéré de la capitale des Gaules. Celle-ci rentra en partie dans le rang. Il revient à Paris et fut applaudi à l’Assemblée. Après lui, malheureusement, la répression deviendra extrêmement violente avec la désignation de Collot d’Herbois et de Fouché [17].

Revenu à Paris, il est élu président de la Convention le 21 décembre179. Il intervient fréquemment sur les questions militaires. Couthon, aide Robespierre à faire chuter les principaux Hébertistes] et Dantonistes [18]. C’est l’étape essentielle d’une Révolution qui se durcit de plus en plus. En mai 1794, Couthon est le rapporteur zélé de la loi de Grande Terreur qui durcit la Terreur et la politique du Tribunal Révolutionnaire [19]. À plus ou moins long terme, tout système excessif a une fin. Dès lors le député auvergnat est accusé, le 9 thermidor, avec Robespierre et Saint-Just, de former un « triumvirat » aspirant à la dictature. Couthon est décrété d’accusation avec ses amis, auxquels il faut rajouter A. Robespierre (frère de Maximilien) et P. Le Bas (qui se suicidera). Il se défendra d’être, comme on l’accuse, un conspirateur. Arrêté et jugé, Couthon est exécuté le premier, le 10 thermidoran II (28 juillet [1794), vers dix-sept heures. Il demeura jusqu’à la mort fidèle à la politique et à l’amitié de Robespierre. C’est le même jour que ce dernier est lui aussi exécuté notamment pour ne pas avoir voulu dénoncer « les factieux » [20]. Puis ce sera le tour de St-Just et A. Robespierre. Couthon fut inhumé, avec ses amis robespierristes, dans une fosse au cimetière des Errancis [21]. Sa veuve décède, oubliée, à Clermont-Ferrand le 17 Septembre1843, à l’âge de 78 ans. Elle est inhumée dans la capitale auvergnate, au cimetière des Carmes [22].

Ainsi s’achève notre brève analyse de la vie de G. Couthon, qui est l’un des premiers fondateurs de la république française et un des plus célèbres auvergnats.

Pour conclure, on doit dire que, malgré son action activisme révolutionnaire, la mémoire de Couthon est honorée. Ainsi un certain nombre de villes françaises ont dédié des voies publiques à son nom. A Clermont-Ferrand il y a un boulevard G Couthon ainsi qu’un Centre d’Affaires [23]. Le milieu maçonnique ne l’a pas oublié non plus. Ainsi une loge parisienne du Grand Orient de France porte son nom. De même qu’une loge du Grand Orient de France à l’Orient de Clermont-Ferrand (créée en 1961 et intitulée « Les Frères de Georges Couthon »). Enfin une plaque a été apposée par le Conseil municipal d’Orcet sur la maison natale de Couthon et son tablier de maître maçon y est conservé [24].

« Conception et méthodes sont solidaires. On ne peut être révolutionnaire en théorie et réformiste en action » (A. Millerand).

Raphael PIASTRA
Maître de Conférences- docteur
en droit public à l’Université Clermont Auvergne
Membre du Centre de Recherches Michel de l’Hôspital
Membre de l’Association des Amis de Robespierre et du Bicentenaire de la Révolution
.

En savoir plus :

Les idées sociales de G. Couthon
Georges Couthon, un ami fidèle de Robespierre


[1La Montagne, 26/9/2017, p. 4 et 5. Nous avons contacté l’auteur de l’article qui nous a dit n’avoir pu traiter tout le monde. Disons plutôt que Couthon n’est peut-être pas fréquentable pour une certaine presse….

[2Martine Braconnier, Couthon. De l’Auvergne à la Convention, Georges Couthon, ou les métamorphoses de la raison, Éditions du Roure, 1996. Également archives départementales du Puy-de-Dôme.

[3G. Couthon est le quatrième enfant d’une famille qui en compte huit.

[4Le parlement est, sous l’Ancien Régime, une cour de justice de dernier ressort, dite aussi cour souveraine, puis cour supérieure à partir de 1661. Elle rend la justice au nom du roi dans un territoire délimité. Les parlements disparaissent en 1790.

[5Sous le nom de St Genès, archidiacre puis évêque d’Auvergne né en 600, associé à celui de l’ordre des Carmes (1160), l’église de St Genès des Carmes (rue des Carmes) révèle mille ans d’une histoire assez troublée. Cette petite église possède l’une des meilleures acoustiques des édifices similaires de Clermont-Fd. Mal entretenue, elle n’en demeure pas moins d’un beau style gothique méridional. Elle est pourvue d’une large nef et d’une très belle abside. Depuis quelques années cette église sert avant tout comme salle de concerts.

[6Jean-François Gaultier de Biauzat fut le second maire de Clermont-Fd (1790-1791 puis 1794-1795). Il succéda à Etienne Bouarme. Il sera aussi député du Puy-de-Dôme.

[7Et cela malgré des cures à Néris-les-Bains (spécialisée dans les eaux sulfureuses) près de Montluçon dans l’Allier.

[8« Qu’est-ce que le tiers-état ? Tout ; qu’a-t-il été jusqu’à présent dans l’ordre politique ? Rien. Que demande-t-il ? À y devenir quelque chose ». Ces trois questions que l’abbé Sieyès (lui-même membre du Tiers) pose dans « Qu’est-ce que le Tiers-État ? » sont essentielles dans le début de la Révolution. Ce pamphlet publié en janvier 1789 est le prélude à la convocation des États généraux.

[9Ils n’ont plus été réunis depuis…1615 sous Louis XIII.

[10La Bastille est une prison vieille de plus de quatre cents ans. Le roi y fait enfermer (par des lettres de cachet) des fous, des faussaires voire des fils de famille. Les conditions y sont assez confortables d’ailleurs. Surtout cette prison sert de réserve à fusils et contient des canons et de la poudre, sur lesquels les révolutionnaires vont faire main basse. Ils n’y trouvent que sept prisonniers. Par la suite le bâtiment est incendié et détruit. C’est ici l’acte fondateur de la Révolution. C’est devenu la place de la Bastille, point de départ des principaux mouvements sociaux 

[11Analysé par Martine Braconnier, Georges Couthon, conventionnel auvergnat, ou Les métamorphoses de la Raison : 22 décembre 1755-10 thermidor an II, Éditions du Roure, 1996.

[12Ledit fauteuil a été légué par son arrière-petit-fils au musée Carnavalet. C’est d’ailleurs pendant une cure à St Amand-les-Eaux que Couthon apprend la chute de Louis XVI.

[13La première constitution française fut celle du 3 septembre 1791. Elle est précédée de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 26 août 1789. Celle-ci se distingue en instaurant, pour la première fois en France, la séparation des pouvoirs (exécutif, législatif et judiciaire). Théorie directement inspirée de Montesquieu.

[14Ce comité est le premier organe du gouvernement révolutionnaire mis en place par la Convention pour faire face aux dangers qui menacent la République au printemps 1793 (Invasion et guerre civile), le deuxième étant le Comité de sûreté générale.

[15Y compris dans son département du Puy-de-Dôme.

[16www.lafoliedix-huitieme.eu, G. Couthon : les lys se fanent (1787-1792) ; 16/3/2005.

[17« Ah ! si le vertueux Couthon fût resté à Commune-affranchie, que d’injustices de moins ! Six mille individus, et non seize cents (comme l’ont dit la commission et les représentants) n’auraient pas tous péri. Le coupable seul eût été puni ; mais Collot..! », A.G. de Montléon.

[18En cet hiver 1793, Danton estime qu’il faut modérer la répression de la Terreur et revenir à un gouvernement normal. Il créé les Indulgents puis s’entend avec Robespierre (pourtant les deux ne s’apprécient pas) pour faire tomber les hébertistes. Accusé de malversations, Danton est condamné et guillotiné en avril 1794. Quant à Hébert (membre du club des Cordeliers) à l’été 1793, il critique publiquement la politique menée par Robespierre, pas assez dure à son goût. Suite à un discours violent de St Just (dit l’archange de la mort), Hébert et ses amis (accusés de collusion avec l’ennemi) sont arrêtés et guillotinés en 1794.

[19La Terreur est une période de la Révolution française caractérisée par le règne d’un certain arbitraire et des exécutions de masse. Inaugurée en juin 1793 elle porta ses fruits : manifestations fédéralistes réduites, Vendéens vaincus, attaques de la coalition repoussées. (JC Martin, La Terreur- Vérités et légendes, Perrin, 2017). Cependant, le Comité de salut public souhaite asseoir la République. Pour cela, il lui faut exterminer ses ennemis, selon le mot de Couthon, dans son rapport de la loi du 22 prairial (instaurant la Grande Terreur). Il convient aussi de développer une nouvelle classe de petits propriétaires. Par ailleurs, sauf dans quelques villes de province, tous les suspects doivent passer devant le tribunal révolutionnaire de Paris avec deux issues : décapitation ou acquittement. M. Biard et H. Leuwers (dir.), Visages de la Terreur. L’exception politique de l’an II, Armand Colin, 2014.

[20Malgré la doctrine dominante qui présente Robespierre comme le chantre de « la dictature jacobine », celui-ci n’a jamais poussé à la dérive de la Terreur. Il a fait condamner mais aussi parfois il a gracié. Rappelons qu’il a voté contre l’exécution de la sœur de Marie-Antoinette. Même si son rôle au sein du Comité de Salut Public fut majeur, et qu’il y fut souvent inflexible, il dût faire face aux ennemis de l’intérieur ainsi qu’à ceux de l’extérieur. Sa pensée, en matière sociale notamment (aide aux pauvres et indigents, premières lois pour réduire l’esclavage), reste d’une grande actualité. Comme l’écrit Alfred Soboul (un des meilleurs connaisseurs de Robespierre avec Albert Mathiez), l’Incorruptible (il y en eu peu à cette époque) est « le plus célèbre des premiers chefs de la démocratie française » ; A. Soboul, Portraits de révolutionnaires, Messidor éditions sociales, 1986, p. 225 ; voir aussi JC Martin, Robespierre. La fabrication d’un monstre, Perrin, 2016 ; M. Gallo, L’homme Robespierre- Histoire d’une solitude, Perrin, 1994.

[21Le cimetière des Errancis, également appelé cimetière de Monceau (ou de Mousseaux) est un ancien cimetière parisien de la période révolutionnaire. Il tire son nom d’un lieu-dit qui signifiait « les estropiés ». L’actuel Parc Monceau le recouvre en partie. Les corps de Robespierre et de ses proches, y ont été jetés dans une fosse puis recouverts de chaux vive. Il n’existe donc aucune sépulture de ces derniers.

[22 R. Bouscayrol, « Couthon d’Orcet : ange ou démon », Revue d’Auvergne, Société des amis de l’Université de Clermont, G. Mont-Louis, vol. 115, ‎ 2001.

[23Situé Bld F. Mitterrand, « le paquebot » mesure 8500 m2, contient 200 bureaux et une quinzaine de salles de réunion. Il a été inauguré en Décembre 2011. Parmi les études sur Couthon citons : Martine Braconnier (op. cit) ; R. Bouscayrol, Georges Couthon, ange ou démon, Riom, l’Atelier neuf, 2002 ; Élisabeth Liris, « Couthon, déisme ou Raison », Annales historiques de la Révolution française, no 252,‎ avril-juin 1983 ; Albert Soboul, « Georges Couthon » (ibid) ; Francis Pornon, Georges Couthon, le mal aimé, Éditions Messidor, 1989

[24St Just et Robespierre sont honorés aussi dans un certain nombre de villes. A noter que Robespierre est le seul révolutionnaire à n’avoir aucune rue à Paris.