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L’étrange histoire d’un lycée de Lens appelé Robespierre

vendredi 26 mars 2021

Finalement, notre ami Clément a peut-être trouvé la raison pour laquelle nombre de nos édiles, rechignent tant à donner à un établissement ou une rue le nom de notre célèbre révolutionnaire. Allez savoir.

L’étrange histoire d’un lycée de Lens appelé Robespierre

Il est des légendes urbaines qui n’en sont pas, enfin presque pas, je voudrais vous relater des faits pouvant perturber les plus cartésiens d’entre vous…et pourtant !

Donner un nom à un établissement scolaire n’est pas anodin, il se peut que ce nom prenne une couleur, une signification toute particulière aux yeux du public.

La façade d’entrée de ce lycée ressemble à l’étrave d’un navire, et en levant votre regard, pour en admirer l’architecture, vous pourrez distinguer derrière les vitres des châssis du premier étage, une forme imposante... À ce niveau se trouve le Centre de Documentation et d’Information du lycée (le CDI). Depuis ces fenêtres vous avez une vue imprenable sur le parvis d’entrée du lycée.

A son inauguration, le 08 septembre 1990, l’ARBR a fait le choix de faire un don (voir le bulletin « L’Incorruptible » n°9 de Mars 1991). Une réplique du buste de Maximilien Robespierre fut donnée au lycée, d’où le nom éponyme de cet établissement, le proviseur de l’époque avait décidé que ce buste serait placé dans l’angle de l’étrave vitrée du CDI, le regard tourné vers le parvis d’entrée.

Une année passa, jusqu’au moment où la responsable du CDI de l’époque, relata ses angoisses au proviseur, une « peur » une angoisse incontrôlable la saisissait tous les matins lorsqu’elle ouvrait la porte et voyait l’ombre de Robespierre se détacher à l’opposé de cet espace de culture et de savoir.

Le buste fût déplacé dans un autre endroit du CDI !

Le lendemain, la responsable du CDI chuta dans les escaliers et la plus grosse branche de l’arbre du grand hall (qui aurait pu être l’arbre de la liberté !) se brisa et vint éclater les portes vitrées du hall central !!! L’ensemble de la collectivité fut saisi par la gravité des évènements…Comment cela a-t-il bien pu arriver ?

Force a été de constater que le seul changement fut le déplacement du buste de Robespierre ! Coïncidence direz-vous ! Hé bien pas si sûr !

Une ambiance pesante venait de naître au sein du lycée ; rumeur, conte « de bonne femme », histoire à dormir debout…

Le proviseur fit remettre le buste à sa place originelle, et l’ensemble du personnel en fut soulagé, sauf peut-être la responsable du CDI qui prit son mal en patience.

Tout rentra dans l’ordre, l’horizon dégagé, et les années passèrent jusqu’au jour où un autre proviseur, ignorant peut-être la rumeur, demanda de déplacer le buste dans l’entrée du rez-de-chaussée du lycée afin que tous puissent le voir.

Grand mal lui a pris…

Le personnel chargé de déplacer le buste chuta dans l’escalier, fracassant presque la tête de Robespierre contre la rambarde.

Dès qu’il fut installé l’ambiance pesante refit son apparition, des pannes techniques inexpliquées arrivèrent, des accidents, sans gravité (des glissades, des chevilles tordues…) se multiplièrent…

Le
personnel relata l’ensemble des faits au proviseur ainsi que la rumeur depuis l’inauguration qui suivit l’inauguration.

Décision fut prise de remettre le buste à son lieu de résidence origine.

Depuis, plus d’ambiance pesante, plus de pannes inexpliquées, plus d’accident à répétition. Mais la rumeur devint « légende » et personne, au sein de ce lycée, n’ignore ce qu’il adviendrait si quelqu’un se permettait de déplacer à nouveau le buste de Robespierre.

Depuis Maximilien veille sur l’entrée de l’établissement et le va et vient des lycéens, lui qui prôna la régénérescence de l’Homme par l’éducation et le savoir, restera, pour ce lycée, le « Défenseur du Savoir » et son « Capitaine » …enfin c’est ce que l’on raconte au lycée Robespierre de Lens, non loin du célèbre stade Bollaert.

Clément Debusschère,
membre du CA de l’ARBR