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Adresse aux adhérents de l’ ARBR,

mercredi 6 juillet 2022

Adresse aux adhérents de l’ ARBR

Je prends plaisir à répondre aux questions que notre co-rédacteur m’a soumises :

1. Vous êtes la plus jeune adhérente de l’association. Dîtes nous à quel âge vous avez adhéré à l’ ARBR et pourquoi ?

  • J’ai adhéré à l’ ARBR à l’âge de 15 ans en 2018. Aujourd’hui je vais sur mes 19 ans.

Voilà déjà 4 ans de fidélité à l’association que je compte honorer pendant encore de nombreuses années.
Parce que je voulais, à ma manière, rendre justice à un homme qui avait été injustement dévisagé, déconsidéré, calomnié alors qu’au fond, c’était un homme comme les autres, avec ses qualités et ses défauts. Je suis convaincue de sa bonne foi républicaine et de ses idées modernes et novatrices. Pour moi, Robespierre à marqué l’histoire nationale et a incarné la France, non pas associé à la Terreur comme on le dit souvent, mais d’une manière générale par ses combats, son attachement aux principes d’égalité, de fraternité, des combats qui sont devenus des engagement moraux peut-être plus que des engagements politiques.
Les Thermidoriens en ont fait un monstre aussi laid de corps que d’esprit mais il restera continuellement présent dans notre société. Ceci est presque incontestable.

2. Le numéro 118 du bulletin aborde la question de la citoyenneté au-delà des définitions officielles qu’est ce qui fait de vous une citoyenne dans votre for intérieur ?

  • Je viens d’une famille de républicains et de démocrates où le mot patriotisme prend tous son sens. Chez nous pour la plupart, nous avons une « âme civique » c’est une valeur plus qu’un état d’éducation. Avec un grand-père ayant exercé de multiples professions dont celle de professeur, actif et engagé dans la politique, je n’ai pas manqué de leçons sur la démocratie. Nous partagions un intérêt prononcé pour la culture, mais il ne m’a pas influencée quant à mon intérêt pour 1789. J’ai choisi de m’y intéresser seule. Ce qui fait de moi une citoyenne ce sont mes convictions animées par mon envie d’une France plus juste et plus égalitaire entre les citoyens qui composent cette démocratie. Il y a bien longtemps que la France gronde en silence, maïs je me sens toujours citoyenne. Je crois en un avenir meilleur par les valeurs que j’ai acquises et que l’on m’a transmises.

3 et 4. Comment voyez vous le citoyen de demain pour que la société fonctionne mieux et, d’après le contexte sociétal, quels sont les dangers qui pourraient faire obstacle aux citoyens de demain ?

  • Je pense que pour répondre à ces questions il es nécessaire de se pencher sur des faits actuels de la société. Mon enfance s’est déroulée dans les années noires comme je les appelle à cause des nombreux attentats qui ont touchés la France, on se souvient tous du Bataclan, de Charlie Hebdo ou des attentats du 14 juillet 2016 à Nice. Mais pas que, le monde s’entredéchire, les catastrophes écologiques redoublent, les violences faites aux femmes et aux hommes ne diminuent pas, la prolifération de la violence non plus, je me dis que chaque époque se veut singulière. Certaines personnes restent habités par la soif du pouvoir, la jalousie, et la cupidité, quand d’autres sont inspirées par l’empathie et l’envie de progrès.
    Autour de nous, les luttes sont permanentes contre les discriminations, l’homophobie, le sexisme, le racisme ou l’antisémitisme. Nous les enfants de ce nouveau millénaire nous avons grandi dans des années tumultueuses où presque tout fait polémique. Internet ou chacun peut s’exprimer librement ne provoque malheureusement pas que des débats constructifs. On n’y déverse aussi de la haine et des préjugés. Ceux qui disent vouloir protéger la nation paraissent parfois plus animés par la haine de l’autre que par l’amour des leurs. Il y a eu d’énormes progrès au cours de ses trois derniers siècles sur tous les plans notamment la place des femmes dans notre société qui évolue car après des centaines d’années d’une suprématie masculine les femmes Ont retrouvés leurs indépendances notamment avec le Droit de vote, de choisir ou non d’avoir des enfants grâce aux moyens contraceptifs mais aussi de travailler sans l’accord d’un mari . La langue française qui évolue aussi parce qu’elle est vivante et qu’elle est vouée à se transformer et donc quand de nouveaux termes apparaissent ils irritent certaines personnes parce qu’ils bouleversent leurs habitudes langagières. Et même s’il y a encore des inégalités, je pense qu’une société parfaite n’existe pas et qu’une république aura toujours des défauts. Je trouve que nous n’avons pas vraiment à nous plaindre des droits que nous avons acquis.
    J’aimerais que les citoyens de demain soient moins individualistes, plus actifs et proactifs dans leurs rôles de citoyens, que les citoyens osent continuer à dire ce qui n’est plus permis de dire et qu’ils continuent à souffler la vérité, celle de l’égalité et de la liberté.

Et vous, chers adhérents, qu’en pensez-vous ?

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Floriane Bellière, étudiante,