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Biographie : Un député à la Constituante (1789-1791).

lundi 9 février 2015

ROBESPIERRE DÉPUTÉ





Élu député, il se sent soudain revêtu de toute l’autorité que donnait une souveraineté du peuple toute neuve, en même temps qu’investi d’une haute mission, celle de régénérer la nation dans sa structure et son esprit. Du coup Robespierre devint un homme nouveau, libéré de la timidité et du souci des autorités, si apparents dans ses mémoires de concours. D’emblée, il sent la puissance des résistances opposées à ses aspirations, comprend l’un des premiers qu’il faudra combattre farouchement et se persuade de l’existence et de la force d’un ’complot des ennemis du peuple’. Il lui appartenait de dénoncer inlassablement, énergiquement, tout ce qui s’opposait à la promulgation et à l’application des ’principes’, des axiomes qui guideraient l’action révolutionnaire et sur lesquels s’édifierait la société nouvelle, harmonieuse et définitive : singulièrement l’égalité de droits, la bonté et la quasi-infaillibilité du peuple, l’efficacité souveraine de la vertu pour assurer le bonheur.

Orateur inlassable, minutieux et inflexible, il devient l’un des chefs des démocrates, censurant l’oubli des principes, réclamant le suffrage universel, l’admission de tous dans la Garde Nationale, dans les jurys des tribunaux, s’opposant à la répression brutale des mouvements populaires. Il gagne ainsi l’admiration des Parisiens et des Arrageois à la fin de l’Assemblée et l’offrande de son buste couronné par les Jacobins.

Le 16 mai 1791, il fait voter une loi qui interdit aux Constituants d’être rééligibles à la prochaine assemblée. C’est le plus grand succès parlementaire de Maximilien qui parvient à évincer les soutiens roi, alors majoritaires, en jouant des divisions et de la lassitude de certains élus : « Pour nous, hors de l’Assemblée législative, nous servirons mieux notre pays qu’en restant dans son sein. Nous éclairerons ceux de nos concitoyens qui ont besoin de lumières, nous propagerons partout l’esprit public, l’amour de la paix, de l’ordre, des lois et de la liberté ».

N’ayant plus de charge parlementaire, Maximilien part un mois et demi à Arras. Il est accueilli avec fierté par Charlotte et Augustin, triomphalement par le petit peuple, beaucoup plus froidement par les autorités locales .

Sur la photo , un hommage de l’ARBR devant la Maison de Robespierre